Archive for juin 2010

Kolding – Billund

28 juin 2010

Ce matin les enfants ont la pêche nous devons arriver ce soir à Billund, ville de Legoland. Lila pédale à fond et nous enjoint fermement à nous dépêcher, elle va même jusqu’à vouloir nous pousser. Je pense que l’on peut arrêter de s’inquiéter quant à ses capacités ou sa forme ! Une branche se coince dans ma roue avant, pas de chance, le garde-boue se tord et se prend dans la roue, 2 rayons cassent. Pascal récupère mes sacoches avant pour alléger la charge, et nous voilà sur la grande route pour trouver une réparateur, cette fois-ci sans piste cyclable – ce qui ne nous était pas arrivé depuis la France.

Au passage, les Danois (comme les Français) se classent en deux catégories pour ce qui est de la conduite : soit ils te doublent avec beaucoup de prudence et en se déportant bien pour ne pas gêner, soit ils te rasent en fonçant comme des malades. Le klaxon de Pascal reprend du service (ça sert à rien une fois la voiture passée mais ça lui fait du bien)…

Nous finissons par trouver un réparateur un peu bizarre, genre Bagdad Café, mais nous avons perdu beaucoup de temps nous ne serons pas à Billund ce soir. Les enfants sont déçus mais nous trouvons un emplacement pour la tente génial et nous pouvons même y faire du feu (tartines grillées le matin !). Nous repartons très tôt le matin pour faire l’ouverture de Legoland, les enfants nous réveillent à 6 heures (dur dur). Lila fera la route avec une moyenne de 14 km/h, avec des montées et vent de face !

Nous passons la journée dans les attractions à Legoland. C’est bruyant et il y a beaucoup de monde mais les enfants se régalent, Léo passera dans un séchoir ses vêtements sont trempés et le soir je n’arrive pas à les faire sortir du parc – Pascal compris, qui pour le coup est aussi motivé que les enfants pour parcourir toutes les villes reproduites en miniature.

J’oubliais, le Danois est une langue absolument incompréhensible pour nous autres, même si certains mots nous rappellent vaguement quelque chose sur le papier ( mælk pour lait, par exemple). Heureusement, comme les Néerlandais, ils parlent « a little bit » English (little bit, tu parles !).

A l’heure où j’écris, Pascal et les enfants sont partis sauver un hérisson tombé dans un trou, sacrée aventure.

Les photos sur Picasa

Nordstrand – Kolding

28 juin 2010

Nous voilà donc parti vers le Danemark. Le dos le Pascal va beaucoup mieux il n’est presque plus coincé, le troll se fait plus rare !

Arrivée au Danemark par une piste qui traverse une forêt, censée être la piste cyclable mais assez scabreuse et avec un sacré dénivelé… on pousse ! Oh, oh où est le pays plat, très loin.

Une dame qui faisait son footing pousse gentiment Lila dans la côte, nous en profitons pour poser toutes les questions sur la langue danoise, faute d’avoir réussi encore à récupérer le guide de conversation : comment dire merci, bonjour, bière… Premier contact avec les Danois, qui s’avère très sympa, comme le seront les suivants. Après chaque nuit en camping ou dans un champ chez l’habitant, les enfants ont droit à une petite douceur (bonbon, canettes de cola), on se demande si ce n’est pas une coutume ?

Le sud-est du Danemark que nous traversons est vallonné, ou plus exactement gondolé. Le paysage est très chouette, avec beaucoup d’arbres. La route monte et descend en permanence, mais jamais longtemps. On passe d’un fjord à l’autre en traversant des forêts, des étendues de champs cultivés, des champs à vaches, des zones tourbeuses. Parfois on longe la mer. La côte n’est pas très haute mais bien assez pour nos petites jambes.

Les maisons sont en briques toujours, mais souvent enduites et peintes en couleur (jaune), elles ont presque toutes l’année de leur construction écrite sur le fronton, de même que les bâtiments d’élevage (les plus anciens intensifs datent des années soixante). De nombreux mâts sont plantés dans les jardins, mais la moitié du temps sans drapeau, le Danemark aurait-il déjà perdu en coupe du monde ? Le style de l’habitat (même si plus grand) ressemble à ce que nous avons pu voir en Flandre ou aux Pays-Bas. L’entourage des habitations est toujours bien entretenu et souvent propret, mais juste ce qu’il faut pour que cela soit fonctionnel. On laisse l’herbe et les buissons pousser, la nature a sa place. Beaucoup d’endroits pourtant très bien entretenus gardent un petit côté sauvage. Dans les collines, certains chemins pentus, bordés de feuillus, de résineux et de framboisiers et que traversent le soir de grosses limaces noires, ne sont pas sans rappeler le Jura.

Revenons à des choses plus essentielles, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé des toilettes publiques (et pour cause, il n’y en avait pas), oui oui, ça vous manquait. Et bien au Danemark, c’est le règne des toilettes publiques, elles sont très nombreuses, fléchées et d’une propreté ahurissante, on pourrait y prendre le thé. Mais on se contente d’y faire notre toilette après le camping sauvage ou de faire la vaisselle !

Le camping sauvage justement, pour cela aussi le Danemark est un paradis. Il y a un réseau qui s’appelle « Overnatning i det  fri » qui recense plus de 1000 places où poser sa tente, souvent sans rien demander à personne. Ce ne sont pas des campings mais des petits emplacements de bivouac, aménagés juste ce qu’il faut pour être confortables, par rapport à notre bout de champ habituel : de l’herbe pas trop haute, une place (voire du bois) pour le feu, des bancs ou des troncs où s’asseoir, éventuellement des tables et un abri, parfois de l’eau, parfois non. Surtout, beaucoup de ces emplacements sont assez idylliques, situés dans de très jolis coins (clairière dans une lande boisée, petite vallée herbue entre bois et pâtures…). Certains le sont moins, comme celui de Kolding, situé juste en bordure de ville : arrivée au bord d’une plage, un peu de monde, normal, cela devrait se calmer avec la tombée de la nuit, on va attendre pour être les rois du monde. Ca y est, tout est le monde est parti, nous allons pouvoir nous laver à la bassine et surtout profiter du coin sans bruit, hurlements, chiens qui viennent te tourner autour. Et puis, un bus arrive, huuuuuum, le bus se vide avec une trentaine de jeunes, mais oui bien sûr… Tout le monde à l’eau et que je crie et que je hurle… Le bus repart, puis revient avec une deuxième fournée de jeunes qui en débarque ! Notre tête  (de vieux cons !) à Pascal et moi, cela devait mériter une photo mais on n’avait pas le cœur à ce moment là. Pour finir, ils ne sont pas restés trop longtemps et surtout le vent portait dans le bon sens pour nous.

Lila a trouvé une paire de lunettes de star, elle ne veut plus les quitter, on dirait Chips de la série TV américaine. On n’a qu’une envie en la voyant c’est rigoler, elle le prend plutôt bien et de toute façon refuse de les enlever même si cela l’oblige à marcher le nez en l’air pour ne pas qu’elles tombent.

Le lendemain on reprend la route, les enfants sont très motivés, nous allons à Legoland !!!

Les photos sur Picasa

Lila méli-mélo

28 juin 2010

On a trouvé plein de passages secrets dans un camping. Dans les arbres il y plein de toiles d’araignées et plein d’araignées. Quand je dis plein, c’est plein : deux dans une chaussette, une dans une chaussure, trois sur la tente et deux dans la tente.

On dort juste à côté d’un hôtel et on n’y va même pas, c’est pas juste. Trois jours de pluie et demain il pleut toujours. (note des parents, il est prévu au bout de trois jours de pluie de faire hôtel ou cabane !).

On est dans un camping naturiste où les gens se promènent tout nus, mais nous on ne se promène pas tout nus. Dans le camping il y a une cabane où il y a plein de jouets.

Aux Pays Bas ils ne rendent pas les centimes, mais ils ne les prennent pas non plus. Moins de 5 centimes. Question : pourquoi ils mettent 90€99cts ?

On est dans un camping où l’eau chaude est payante. Je prends la douche avec maman et Léo avec papa. Maman se lave les cheveux et papa aussi, moi j’ai fini et Léo aussi. Maman et papa se lavent le corps, moi j’ai profité de la poire d’eau chaude quand maman se lave le corps, mais après plus d’eau chaude pour papa et maman. Maman a un jeton d’un autre camping, j’essaye  de le mettre dans la boîte mais ça ne rentre pas. Elle et papa finissent avec de l’eau froide.

On va aller dans un parc d’attraction qui s’appelle Légoland.

On a vu des méduses et des étoiles de mer. Sur la méduse il y a un dessin de trèfle à quatre feuilles.

Léo – 23 juin, comment se passe le camping sauvage.

28 juin 2010

La plupart du temps pour faire du camping sauvage on prend en photo le champ pour montrer au propriétaire de quel champ on parle. Puis, s’il n’y a pas de ferme à l’horizon on va dans la première maison qu’on trouve, on leur demande (si le champ ne leur appartient pas) qui est le propriétaire et où il se trouve pour lui demander (jusque là personne ne nous a dit non). On retourne au champ et on fait comme dans le blog qui explique comment ça se passe. Pour l’eau on va dans des maisons et nous demandons s’il est possible de remplir nos deux outres.

Léo – 22 juin, on se croirait en France.

28 juin 2010

Le Danemark c’est pire que la France. Je sais que ça ne fait que deux jours qu’on y est mais on n’a quand même toujours pas réussi à faire une route plate sur 200 m. Les champs sont pleins de bosses. En plus quand il pleut ça crée des cuvettes. Mais autant voir le verre à moitié plein : maintenant on voit des élevages de biches et de cerfs dont la photo est sur le blog (ne soyons pas trop heureux car ils risquent de finir dans une assiette). En plus maintenant quand on a le vent de face, les lièvres ne nous entendent pas et ne nous voient pas. Alors, dès qu’ils nous voient, ils détalent comme des malades et on les voit s’enfuir assez longtemps.

Léo – 21 juin, changement de monnaie

28 juin 2010

Dans un blog j’ai parlé des plaques d’immatriculation, mais je ne connaissais pas les plaques du Danemark et de la Norvège. Maintenant nous sommes à 2 km de l’avant dernier pays avant le retour (Danemark), il y a des plaques jaunes et des blanches (Grande Bretagne), des blanches avec de grosses lettres rouges (nous ne savons pas d’où ça vient) et maintenant des blanches avec des lettres et un cadre rouge (Danemark) avec minimum 5 chiffres à l’arrière. Revenons au sujet du titre. Vous savez sûrement que tous les pays n’ont pas la même monnaie, et bien le Danemark, la Norvège et l’Angleterre font partis de ces pays. Au Danemark la monnaie s’appelle la couronne. Cette couronne vaut moins que l’euro (l’euro est l’une des plus fortes monnaies). Deux euros valent 15 couronnes. Pour avoir des couronnes, il faut aller dans les banques afin d’échanger.

Léo – 19 juin, crottes au sens propre.

28 juin 2010

Aujourd’hui je me suis réveillé et je suis allé dans une grande tente qui se trouvait à côté de nous dans le camping où une hirondelle qui avait fait son nid sur une lampe et qui avait pondu des œufs. Je me suis mis à jouer à l’ordinateur. Ce stupide oiseau se plaça silencieusement au dessus de moi et largua la bombe (si vous ne comprenez pas regardez le titre). Ce liquide blanc et visqueux me rasa la tête et atterrit sur mon pull. L’ordinateur se trouvant à 10 cm du point d’impact faillit être éclaboussé. Ce devait être sa manière de me dire « ouvre la porte pour que je sorte ». Je le fis immédiatement, non pour le satisfaire mais pour tout nettoyer avant de vomir.

Léo – Méli mélo de Léo

28 juin 2010

Aujourd’hui nous avons vu un rapace transportant un lapin, qui était en fait un oiseau déchiqueté (dégueulasse, non ?).

Léo – 15 juin, Plus de bateaux que prévu

28 juin 2010

Je ne le dis pas mais nous prenons plus le bateau que je ne le pensais. J’ai fait un blog sur le premier, celui ou je suis allé dans la cabine, un autre qui utilisait des câbles dont les extrémités étaient accrochées aux berges. Le bateau tirait dessus pour aller de l’autre côté. Un autre était assez grand pour une voiture et nous l’avons attendu à côté d’un restaurant qui émettait une jolie mélodie. Un autre, qui était juste assez grand pour nous quatre (quelle chance) qu’il fallait actionner manuellement, c’est-à-dire qu’il fallait tirer sur une corde pour aller d’une berge à l’autre et, pour avoir fait un aller (c’était dur), il m’a donné la menue monnaie (40 centimes). Un autre était très grand et il y avait même un restaurant où nous avons acheté deux sucettes (rien d’autre à dire sur celui là). Aujourd’hui nous en avons pris un qui passait à côté d’un gigantesque pont dont la photo est sur le blog, c’était rassurant de le prendre car le camping était à un kilomètre. Je tiens à préciser que ce blog est le dernier de mon cahier.

Léo – 10 juin, Drôle de bouquin

28 juin 2010

Drôle de bouquin Pour mes devoirs je suis en train de lire « la gloire de mon père » de Marcel Pagnol. Je ne dis pas ça pour tout le monde mais pour moi ce livre est rempli de caquetage incompréhensible racontant l’Histoire de 1925. Si c’est pour faire de l’Histoire, je préfère encore apprendre celle de la préhistoire qui est déjà plus intéressante. Je viens de lire un chapitre parlant de l’abatage des moutons, des bœufs et des bouchers qui s’en fichaient avec sa mère qui lui interdit de regarder tout en mangeant du mouton.

Léo – 9 juin, plaques d’immatriculation

28 juin 2010

En France les plaques d’immatriculation sont blanches avec un F (France). En Belgique elles sont rouge avec un B à côté (Belges). En Hollande elle sont jaunes avec NL à côté (Nederland). En Allemagne elles sont blanches avec un D à côté (Deutschland). Nous nous amusons à regarder les autres plaques d’immatriculations. Il y en a des rouges, des vertes, des noires, des bleues et peut être même des jaunes fluos car nous ne savons pas de quelles couleurs elles sont au Danemark et en Norvège. En tous cas, moi, dans cette balade, j’essais de voir la vie en rose.

Winshoten – Nordstrand

19 juin 2010

Nous voilà à Winshoten pour récupérer cartes, lentilles de contact, morceaux d’arceau pour la tente et bouquins en poste restante. Première contrariété, la poste dont nous avions donné l’adresse est fermée depuis 2 mois. Un panneau devant envoie vers une autre poste, pas de problème, nous y allons. Deuxième contrariété, pas de paquet nous attendant dans cette poste. Après des recherches via internet, et mamans Mallard et Brabant, nous apprenons que un des paquets est reparti et que l’autre a bien été livré dans ce second bureau et réceptionné par Isle. Nous y retournons et trouvons Isle, pas fute fute qui a retourné le colis car elle ne connaissait pas de Mallard, ni la poste restante !!! Bref, en abrégeant nous sommes restés 3 jours à Winshoten pour récupérer des paquets que nous n’avons jamais eus. Nous repartons donc vers l’Allemagne en ayant retrouvé une nouvelle adresse de poste restante pour faire un renvoi des paquets, cette fois merci grand Léo. La météo nous annonce de la pluie pour toute la semaine, au moins nous sommes prévenus.

La ville n’est pas notre environnement favori. Avec tout notre équipement (tentes, chaussures de rando, matériel de cuisine…), autant nous sommes les rois du monde en bivouac dans notre bout de champ paumé dans la campagne, autant nous nous sentons lourds, patauds, pas à notre place au milieu des gens et de la circulation, dans nos habits un peu crasseux et avec nos cheveux mal coiffés.

Le passage de la frontière entre l’Allemagne et les Pays Bas est juste marquée par la fin de la piste cyclable, qui s’arrête net au milieu de la route ! Par la suite les pistes s’avèrent souvent présentes, mais généralement moins bien entretenues et surtout beaucoup moins utilisées qu’en Belgique et aux Pays-Bas. Le vélo n’est plus identitaire, la voiture reprend sa place, ce qui change l’ambiance en ville et en dehors. Rouler en vélo est quand même beaucoup plus facile qu’en France, tant en ce qui concerne les aménagements que le comportement des automobilistes. Détail surprenant, on voit beaucoup de casques sur les têtes (des cyclistes), alors qu’aux Pays-Bas c’était bien le dernier accessoire qu’on trouvait chez les marchands de vélos.

Toujours des drapeaux devant les maisons, peut-être un peu moins quand même qu’aux Pays-Bas, par contre beaucoup de voitures sont affublées d’autocollants aux couleurs de l’Allemagne, de petits drapeaux accrochés à la vitre… Devant les maisons, plus de cigognes et panneaux avec les prénoms des nouveaux nés, mais de grands cœurs avec des chiffres au milieu annonçant l’anniversaire de mariage, voire un anniversaire tout court. Nous retrouvons les mots d’Allemand pour nous faire comprendre, et c’est tant mieux car l’anglais est beaucoup moins connu que chez les Néerlandais.

Au nord-ouest de l’Allemagne, la campagne se fait plus bocagère, moins systématiquement marquée par l’emprise de l’homme. Nous nous remettons donc avec bonheur au bivouac « sauvage » (mais généralement en ayant pris la peine de demander), en alternance avec les campings, moins nombreux qu’aux Pays-Bas. Entre Itzehoe et Husum, nous traversons même une vaste zone assez déserte et vallonnée de champs, de bois et de marais.

Weather-Online n’avait pas menti, il pleut toute la semaine. Mais, jamais au montage ou démontage de la tente, ni pendant les pauses et très rarement dans la journée mais plutôt la nuit.

A Hahn, nous arrivons dans un grand camping atypique, ancien centre pour les tuberculeux, puis centre militaire de la marine. Au milieu de la forêt, avec des bâtiments un peu humides et sentant franchement le renfermé. Mais accueillant, tranquille et finalement très sympa. D’autres campings originaux suivent : un tout petit, réservé aux vélos, avec cette fois une cabane à disposition des enfants, et des bières et glaces à disposition au frigo. Nous (adultes) préférons la tente. Le tout dans un centre équestre avec un propriétaire d’une grande gentillesse nous proposant de disposer de sa maison comme de la  nôtre. Un autre jour encore, par facilité et vu l’heure avancée, nous nous arrêtons dans un camping à caravanes « pourri »… mais extraordinaire ! Il est situé juste en bordure du canal de la mer du Nord à la Manche et l’on voit passer au dessus des petits toits blancs les énormes infrastructures des porte-conteneurs et autres gros bateaux.

Au cours d’une de ces nuits, les aventures de Lila continuent puisqu’en glissant au bord de la tente et alors qu’il pleuvait vraiment fort, elle se réveille le duvet mouillé. Après avoir vérifié qu’elle n’avait pas fait pipi au lit, elle nous appelle pour qu’on vienne gérer. Il est 4 heures du matin, il fait jour et il pleut dehors ! Finalement nous dormirons tous les trois dans notre tente, Léo comme un roi tout seul au milieu dans la sienne, de son avis, sa meilleure nuit depuis le début !

Par endroits, en l’absence de vent, les medgees apparaissent le soir vers 9h, une bonne demi-heure avant le coucher du soleil. Assez vite, rester dehors sans protection devient très inconfortable, sauf à se déplacer en permanence. Elles nous attendent aussi le matin, tant que le jour n’est pas suffisant.

Dans cette zone rurale, nous trouvons assez peu de commerces, et surtout des petits supermarchés discount genre Aldi ou Netto… Pas toujours facile de varier les menus ni de tester les spécialités locales. Les bières que l’on trouve sont plutôt lavasse (et pas de Kriek !). Ah si, le pain, notamment le Volkorn Brot à la farine de seigle et diverses céréales, coupé en minces tranches, très foncé et tellement lourd qu’il tombe directement au fond du bol du matin : un délice !

Nos aventures avec la poste restante continuent puisque la poste allemande refuse les paquets (ne prend que les lettres) et que c’est justement ce que l’on nous avait envoyé ! Ce sera à ce jour le plus gros point noir de notre balade (c’est dire) ! Tout cela est vite oublié après avoir écumé tous  les opticiens de la ville et trouvé des lentilles pour Pascal et racheté les cartes qui nous manquaient.

Juste après Itzehoe, nous trouvons de nouveau un camping atypique… naturiste ! Heureusement il faisait froid et nous n’avons pas eu besoin de nous déshabiller de trop, seule les douches communes et sans porte ni rideau ne nous ont pas trop laissé le choix quant à une éventuelle pudeur.

Aujourd’hui 19 juin, nous sommes au bord de la mer depuis 3 jours, il pleut, le vent est violent (rafales à huit) et Pascal est couché, son dos rechignant quelque peu (ça va mieux, nous devrions pouvoir repartir demain)… Nous venons de manger dans un petit restaurant, du poisson et des röstis, très bon. C’est marrant de commander des trucs sur une carte en faisant plouf plouf, et d’avoir la surprise une fois que l’assiette arrive. Nous n’avons encore jamais été déçus.

Les dernières photos sur Picasa

Appelsha – Winschoten

13 juin 2010

Ben alors, où sont les nouvelles ? Et oui, nous sommes maintenant en Allemagne depuis 1 semaine (voir la route). Nous venons de traverser l’Elbe par le bac de Wischhafen après deux bonnes journées de pédalage. Promis, nous allons arrêter de boire des bières le soir et prendre le temps de vous raconter un peu. En attendant, heureusement que les enfants sont là pour écrire. A la vôtre !

Les photos sur Picasa en avant-première :

3 juin, 8h. Il fait doux déjà, dans le camping sous les pins de Norg. Pas de bruit – les rares occupants du camping dorment encore ou sont dans leur caravane – si ce n’est le chant des oiseaux et une petite brise dans les branches hautes. Grand beau, le soleil filtre entre les troncs. Demi-ombre et odeurs de résine. Ça sent l’été…

Lila – méli-mélo

13 juin 2010

Il y avait une chenille qui ressemblait à un bout de bois.

On a mangé dans une cabane et il y avait deux nids d’hirondelles.

Je me suis tordu le pied dans un camping sur un matelas très grand, il était gonflé avec de l’air.

29 mai. On a acheté une peluche. Le nom de ma peluche est Mitou.

3 juin. Maman m’a tirée toute la matinée, très très très étonnant.
On a fait tomber le crayon, on l’a récupéré il était tout mouillé.

4 juin. On est passé devant une église qui faisait de la musique.
On est dans un camping, il y a des chevaux, un chien et des lapins.

Léo – 6 juin – Plan détaillé

13 juin 2010

Aujourd’hui nous sommes toujours au même camping et j’ai fait un plan avec tous les chemins à emprunter, les passages secrets, les principaux endroits où nous allons : toilettes, tentes. Avec ce plan j’ai inventé pas mal de jeux mais nous n’en avons fait qu’un que nous venons de finir. Je sais qu’on est dimanche mais j’écris quand même parce que je ne l’ai pas fait hier.

Léo – 4 juin – Ne pas se fier aux apparences

13 juin 2010

Hier nous sommes allés dans un camping avec un grand étang. La responsable nous avait dit que l’eau était à 20° C. Quand on le dit ça ne parait pas mais je peux vous dire (et je suis allé dans l’eau) qu’il y a une grande différence entre 20° et 16°. Ca fait : j’essaie d’aller dans l’eau jusqu’au maillot pendant 10 minutes ensuite on se jette dans l’eau on suffoque un peu et on sort de l’eau en disant qu’elle est trop froide et qu’on ne va pas se baigner. J’invite ceux qui ne me croient pas à essayer.

Léo – Observatoire

13 juin 2010

Aujourd’hui nous avons mangé à côté d’un observatoire à oiseaux dans lequel se trouvaient deux oiseaux ressemblant à des hirondelles ainsi que deux nids. La femelle couvait pendant que le mâle faisait du bruit très loin pour écarter les prédateurs loin du nid. J’ai pris des photos. Le mâle est rigolo parce qu’il n’arrête pas de rentrer et de sortir. A l’heure qu’il est, papa et Lila effectuent le sauvetage du crayon de maman qui est tombé dans l’eau.

Léo – nids d’insectes

13 juin 2010

Hier en nous couchant nous avons sorti une énorme araignée (merci lunettes), nous avons explosé deux ou trois moustiques et on n’a pas réussi à fermer l’œil avant 10 heures à cause d’un coléoptère de la taille d’une souris sans queue qui faisait un bruit d’enfer. Le matin j’ai entendu et vu une demi douzaine de scarabées et j’ai sorti une autre araignée de la tente malgré sa détermination pour rester dedans.

De Eemhof – Appelsha

2 juin 2010

En quittant Center Parc on longe assez longtemps la Velouwemeer (pour ceux qui se demandent, c’est de l’eau douce !), zone passablement touristique avec par endroits de gigantesques campings. Mais nous découvrons aussi les Natuurkampeerterrein, dont certains (dont celui de Zeewolde) ne sont pas gardiennés et où on laisse le paiement dans une boîte aux lettres. Vous remarquerez au passage cette étrange manie dans la langue néerlandaise du doublement des voyelles, et les mots de trois kilomètres (ils sont fous ces Hollandais).

Après la région très urbanisé d’Utrecht, on traverse un paysage beaucoup plus rural, et les lotissements aux petites maisons bien rangées laissent la place à de grosses demeures plus traditionnelles, qui jouxtent souvent l’élevage.

Ce ne sont pas les campings qui manquent, par confort et souvent nécessité nous y dormons tous les soirs, à la grande joie des enfants qui y trouvent souvent pleins de jeux, et avec quelques regrets de Pascal pour la tranquillité et la liberté des bords de champs (ce soir nous avions par exemple un groupe de boulistes à 3 m de nous pendant que nous dînions, cela a permis aux enfants de manger assis devant le jeu, on les aurait cru devant un écran de télé diffusant un match, chacun avait choisi son équipe.).

On pensait avoir fait le tour des paysages aux Pays Bas, grandes étendues de pâturages, forêts landaises, polders en cultures, zones marécageuses du bord des rivières… Mais que nenni, nous venons de traverser une vaste zone de landes et de forêts (dans le périmètre du parc national du Drents-Friese Wold), assez inattendue. Mais qui dit forêt, dit moustiqueS, nous faisons des concours avec eux, genre 15-0 pour Pascal qui adore les attraper au vol pour les écrabouiller (sadique !). Par contre beaucoup moins facile avec les midges, sales petites mouches minuscules et très vives qui ont l’apparence d’inoffensifs moucherons et s’avèrent beaucoup plus voraces, nous laissant des petites marques rouges qui grattent, qui grattent…

Lila va beaucoup mieux, en plus je la remorque régulièrement pour éviter qu’elle ne se fatigue trop. On en profite pour réviser les tables de multiplication, qu’elle maîtrise parfaitement et les conjugaisons (déjà moins facile pour elle).

Après une bonne journée de pluie, grise et ventée (plus ou moins dans le dos) comme il se doit, le soleil est de retour, tadaaa.

Dimanche, sous la pluie donc, nous traversons de jolis paysages et de jolis bleds (dont Molecaten), déserts ou quasi. On croise quand même quelques cyclistes sur le chemin, en général mal équipés pour la pluie et bien mouillés. Nous passons aussi deux bacs. A l’embarcadère du premier, paumé dans la campagne, une bande de joyeux lurons chantent au son de l’accordéon, à l’abri d’un auvent accoudé à une caravane. Le second bac est peu banal, tiré à la main sur un câble (vous admirerez ci-dessus l’air concentré du batelier !). Ambiances, et sympathiques rencontres.

Arrêt le midi dans une baraque à poissons, typiquement local ; dégustation de hareng cru et de hareng fumé (ou séché ?), c’était bon. Dégustation aussi d’autres poissons frits, les enfants ont adoré. Nous découvrons un autre truc (et vous allez comprendre pourquoi « truc ») ressemblant à un poisson momifié sous son emballage plastique, mais qui s’avère être du maquereau fumé et surtout drôlement bon.

Nous avons utilisé le bon pour le pressing, les duvets des enfants ne sentent plus le poulailler, ce n’est pas plus mal le matin quand on ouvre la tente.

Les photos sur Picasa

Léo – Danger, vélo prioritaire

2 juin 2010

Avant je me disais que la France respectait bien les vélos, dépensait une fortune pour les pistes cyclables et c’était correct. Maintenant que j’ai vu la Belgique et la Hollande, je dis la France zéro. Au moins ici il y des routes pour vélos (plates) espacées de la route avec des vrais ronds-points pour vélos. Les routes sont très bien indiquées (ex : LF5 par là), des panneaux d’indication routière pour vélos et même des pointillés sur la route. C’est quand même génial.

Léo – Le camping, comment ça se passe

2 juin 2010

Dans ce voyage je dis rarement comment ça se passe, comment on pédale, comment on mange. Je vous aurai au moins dit comment le camping se passe. On arrive vers 5h ou 6h, Lila et moi montons les piquets, pendant que les parents préparent les tentes. S’il pleut on monte le Tarp et on mange en dessous. On fait cuire la nourriture sur le réchaud 9 ou 10 minutes en moyenne mais avec les pâtes ça prend presque ¼ d’heure. En attendant on prend l’apéro, Lila et moi avons un Fanta et les parents des bières avec des chips et des TUC. Ensuite on mange, on se lave les dents et on va dormir. Parfois on regarde un film ou on joue aux cartes, petite bagarre entre frère et sœur puis on dort. Des fois Lila recrache le dîner pendant la nuit mais rien de plus.

Léo – pétards bizarres

2 juin 2010

Aujourd’hui, j’ai fait mes 5 derniers pétards, mais de l’eau avait abîmé la poudre. Le premier s’est envolé à 1 cm du sol pour retomber, le 2ème est allé plutôt haut mais c’est tout, le 3ème, lui, s’est envolé aussi haut en envoyant de la fumée partout, le 4ème la mèche s’est arrêté à quelques millimètres du pétard et le 5ème, la mèche s’est arrêté à 1 cm du pétard.

Léo – Des gadgets

2 juin 2010

Avant on n’avait rien pour s’amuser, les jeux des campings c’était déjà pas mal, mais maintenant, avec deux parachutistes, un produit à bulles qui n’explosent pas, de la pâte à ballons, deux frisbees et des jeux de cartes… Ça va, mais les parachutistes restent dans les arbres, les bulles s’envolent sans qu’on les touche, on n’a pas trois tonnes de pâte à ballons, les frisbees ne marchent pas et on en a rapidement marre des jeux de cartes.