Archive for juillet 2010

Bratland – Tim

22 juillet 2010

Jeudi, 9h, le ferry de Fjordline accoste à Hirtshals. La pluie ici vient de cesser. Nous retrouvons le Danemark et ses « teltplads » avec plaisir, et le sentiment d’être en terrain connu (c’est que nous savons bien 5 ou 6 mots de Danois, maintenant !). De Hirtshals, nous descendons tout droit vers Aalborg (par les petites routes), pour éviter de reprendre la route n°1, jolie mais peu roulante (beaucoup de piste et de sable), puis en direction de Esbjerg, où nous prévoyons d’embarquer pour l’Angleterre (ce sera le 24 juillet). Nous nous prenons un orage de grêle mémorable, c’est que ça fait mal les grêlons sur la peau nue ! Après la Norvège, le pays nous semble bien plat, notamment de grandes zones agricoles que nous traversons après Hirtshals, toutes en champs cultivés et bâtiments d’élevage intensif qui puent de loin. Le vent du sud, soutenu, jour après jour, est usant. Pourtant nous avançons relativement vite, nous faisons une moyenne de 50 kilomètres par jour – les 30 kilomètres par jour du début sont loin, nos cuisses se sont musclées (tout en restant sveltes et élancées, bien entendu !). La campagne reste tout de même assez boisée, avec de jolies bâtisses par endroit, et nous passons aussi dans des secteurs plus vallonnés et champêtres. Lundi, la route 18 que nous suivons emprunte une piste qui traverse une vaste zone de landes et de forêts, sur une dizaine de kilomètres. C’est très joli, mais la piste est faite de graviers de silex et de sable qui crissent et s’enfoncent sous nos vélos chargés, et nous passons plus de temps à regarder le sol devant nos roues pour trouver le meilleur passage et à souffler dans les montées (et même sur le plat !) qu’à contempler le paysage… Mardi, itou. La lande, chaude et ensoleillée, a des odeurs du Midi. Au milieu de la traversée, pique-nique dans le coin idéal, avec des tables en bois, au bord d’une petite rivière à l’eau claire, à l’ombre des chênes et des pins. Bonne occasion pour une petite toilette, même si l’eau est assez froide.

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Leirvik – Bratland

13 juillet 2010

Hey, on l’avait pas dit avant mais on est en Norvège !!! Yopelipela.

Balade vers un glacier, c’est beau et Léo rage que nous ne puissions pas aller jusqu’au bout. Premières fraises des bois, par contre les myrtilles sont encore vertes, mais plus bas elles ont été mangées par Pascal et les enfants ! Nous avons passé la nuit au dessus d’un fjord, majestueux. Les montagnes autour sont raides et ressemblent aux Alpes. Le vent se lève parfois brutalement… cela fait deux fois que le soir il y a juste un peu de vent avec quelques rafales et que dans la nuit ça souffle en tempête. Du coup, tous les soirs tous les haubans sont posés et on ne lésine pas sur le nombre de sardines. Heureusement que nous avons de nouveaux arceaux pour la Helsport, avec les autres on se serait retrouvés « à poil » au beau milieu de la nuit.

Jusqu’à ce jour je ne savais pas quelle race d’animal j’aimais le moins, maintenant je sais : les medges. Je crois que je vais même militer pour leur extermination de la surface de la terre ou tout du moins des endroits où je suis susceptible d’aller. Et même si je me rends bien compte que tout ça n’est ni très écolo, ni très respectueux, ni très gnagnagna, je hais ces bestioles autant qu’elles sont petites. Seul point positif, elles n’aiment pas le vent et en Norvège nous n’en manquons pas !

Demain matin nous rendons la voiture, sniff j’aimais bien conduire mais, en arrivant au camping où nous avions laissés les vélos, je suis rudement contente de retrouver le mien, et les enfants aussi. Demain donc, visite de Bergen et ensuite départ mercredi pour le Danemark et le retour de notre périple. Autant j’étais pressée de rentrer à un moment, autant maintenant que ça se rapproche je freine et n’ai pas tant envie que ça s’arrête, et oui c’est tout un art et un sacré entraînement que de n’être jamais satisfaite.

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PS : Les enfants reprendront le blog après la Norvège, ils sont en vacances…

Hirtshals – Leirvik

10 juillet 2010

Nous voilà donc arrivés à Bergen, avec moins de vent qu’au départ de Hirtshals mais sous une petite pluie. On enfile les pantalons étanches devant la douane d’où on se fait virer avant d’avoir fini ! Et on se retrouve plus loin sur le trottoir à s’équiper auprès d’une famille à vélo qui en fait autant. Ils étaient sur le même bateau et nous ressemblent fort, en plus ambitieux : 3 enfants, une à vélo, un en tandem avec maman et le dernier dans une remorque ! Ensuite, nous cherchons à récupérer du liquide. Après le 4ème distributeur automatique nous finissons par comprendre que nous avons dépassé le plafond, euh ça va être chaud là. Je veux téléphoner à la banque et, oups on me demande un code « puk » que je n’ai pas, bien bien bien, je suis là depuis 1 heure et je veux déjà rentrer chez moi (le Danemark c’est déjà plus chez moi). Finalement tout s’arrange, je vous épargne les détails. Et la ville est magnifique, pleine de monuments, de statues, de côtes comme on n’en a jamais vues (et oui, on les monte à pied). Départ pour le camping à une vingtaine de kilomètres. On constate vite que la Norvège n’est pas du tout adaptée au vélo : en plus du relief, les rares pistes cyclables se trouvent en bord de route (forcément) et aux alentours de Bergen il y a beaucoup de circulation.

En Norvège, c’est facile de reconnaître les fous (ou les touristes inconscients), ils les mettent sur des vélos. Un petit vélo dans la tête, un autre entre les jambes, une paire de gros mollets et roule ma poule. Les voilà partis à pédaler comme des tarés (ben oui) le long des routes pleines de bagnoles, minimum 30 km/h dans les montées. Un truc à te vexer fissa si tu as un minimum d’amour propre. Sinon tu laisses le vélo au camping et tu loues une voiture. Ce qu’on s’est empressé de faire.

Notre fin de séjour se fera donc en voiture et à pied ! Le lendemain, première balade vers un mont de 673 mètres, s’il vous plaît (j’ai, 3 jours plus tard, toujours mal aux cuisses !), en suivant, carte et GPS à l’appui, un chemin à peine marqué dans la forêt, puis sur la roche et dans les mousses humides. Lila et Anne constatent que leurs chaussures ne sont pas parfaitement étanches…

Nous partons avec notre petite, très petite (le chargement est millimétré), voiture découvrir les îles et les reliefs au sud de Bergen. Les paysages sont superbes, notamment lors des traversées en ferry et depuis les hauteurs. (Note lyrique du jour : la Norvège est une terre d’interfaces, entre mer et roche, qui décline à l’infini les nuances de gris). Pour marcher, le relief est très accidenté et les chemins pas toujours très praticables. En dehors des forêts et du caillou, le sol est le plus souvent recouvert d’une végétation basse et de mousses gorgées d’eau, qui mettent à rude épreuve l’étanchéité supposée des chaussures Gore Tex. Pas mal de tiques aussi, on s’inspecte régulièrement. Pour la randonnée à pied, la Norvège n’est pas des plus horpitalières. Mais les points de vue et la sauvageté des lieux, dès qu’on s’éloigne un peu des endroits habités, en valent largement la peine.

9 juillet. Ce soir il fait doux mais le vent souffle en fortes rafales, qui secouent les tentes. Par moment il pleut. Il est 11h20, les enfants dorment depuis peu (nous sommes arrivés tard au camping de Fitjard) après une platrée de nouilles au bacon grillé avalée goulûment. Il fait sombre mais jour encore. Le ciel est chargé de nuages gris et denses aux formes cotonneuses qui filent vers l’est au dessus de nos têtes. Norvège, début juillet !

Nous faisons aujourd’hui un second camping sur l’île de Stord, très chouette aussi, comme le précédent avec un petit coin en herbe pour les tentes, en bord de fjord. Nous sommes les seuls campeurs et, globalement les tentes sont rares : avec la pluie, le vent, et les medges (pas, ou peu de moustiques, par contre), les gens du coin optent pour la caravane ou le camping-car. En sauvage, difficile de trouver un coin, les rares parties un peu plates sans routes ni voitures et à distance des habitations sont le plus souvent marécageuses.

Demain, montée jusqu’à un glacier, du côté de Rosendal. Léo va se régaler (je crois qu’il aime bien crapahuter !). Puis ce sera le retour vers Bergen… Si on revient en Norvège, ce sera avec bottes, kayak (toutes ces îles, ces petites baies, le paradis du kayakiste !), canne à pêche (petite frustration de Pascal) et tente autoportante (plus facile à caser, y compris sur le caillou…).

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Billund – Mer du Nord

7 juillet 2010

29 juin matin. On peine à partir du camping (un vrai, avec plein de jolies caravanes), où on a rechargé les batteries, réglé des histoires de courrier, préparé la route à venir et profité de la piscine et de la connexion Internet. Lever tardif (les tentes sont à l’ombre), douche de Lila, vaisselle, préparation habituelle des affaires… Quand on est enfin prêts, après quelques tours de roue, Anne se rend compte que son pneu est à plat. C’est une punaise, bien plantée au milieu du pneu. Verdict : deux doubles crevaisons, soit 4 trous d’un coup. Qui dit mieux ? Le reste des rustines y passe et on finit par décoller en début d’après-midi après avoir pique-niqué sur place. Il fait chaud (26°C à l’ombre annoncés) mais le vent du sud s’est levé et nous pousse. Pas sûr quand même qu’on arrive au bout des 40 km prévus. Sur la route, par endroits, une multitude de petites bulles de goudron, chauffées par le soleil, éclate sous nos pneus en un joli crépitement.

Finalement, on les fait, les 40 km, courses rapides et pause « école » comprises ! Lila raconte plein d’histoires à Anne et, du coup, pédale hardi petit. Léo et moi suivons comme on peut. Déception à l’arrivée, la teltplads visée n’existe plus depuis plusieurs années. Nous nous posons finalement à proximité, dans un parking herbu au pied d’une petite colline, du haut de laquelle on domine le paysage. La colline est couverte de myrtilles. Les enfants s’en régalent et en ramassent un petit sac. Pendant qu’on attaque les pâtes-sauce tomate, un groupe d’une petite dizaine de Danois arrivent en vélo sur le parking et s’installent joyeusement à la table voisine. Ils viennent prendre le café ensemble et nous précisent qu’ils ne restent pas longtemps. Ni les medges bien présentes ce soir-là, ni les quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber ne semblent les gêner. Léo et Lila leur proposent des myrtilles, on reçoit du melon en retour. Ils replient et repartent comme ils sont venus, tout aussi joyeusement.

30 juin. Matin bruineux, les nuages d’ouest filent vite. Petit déjeuner à deux, les enfants dorment encore. Un monsieur venu avec son chien d’une maison voisine nous indique que la colline, qui s’appelle Daugbjerg Dås, est un reste de moraine de la période glaciaire. Une légende locale veut qu’elle se soulève parfois, et qu’en sortent des femmes belles au chant envoûtant. Les hommes qui se laissent attirer finissent engloutis par la colline. Aujourd’hui, en fait de belles femmes, ce sont surtout des moutons qu’on voit sur la colline. Ils se mettent tout à coup à bêler et se précipitent vers l’abreuvoir à l’entrée du champ. La voiture de l’éleveur, dont ils ont reconnu le bruit de très loin, s’y arrête bientôt, entourée des moutons. Lila ira voir les moutons se faire soigner, mais reviendra dépitée, faute d’avoir compris ce qu’on lui avait dit et d’avoir pu elle-même se faire comprendre. Dur, l’obstacle de la langue.

1er juillet. Le matin, nous suivons une ancienne voie ferrée, bien confortable. L’après-midi, traversée de Mors selon l’ancien tracé de la piste n°2, pas terrible : relief peu marqué, beaucoup de cultures, de bâtiments d’élevage intensif, de voitures… (NDA : c’était un petit message du troll !).

2 juillet.

Dernier soir avant Hanstholm, nous partageons la place de bivouac avec des Français qui nous offrent l’apéro, ils viennent juste d’arriver en camionnette et ont encore des produits français, dont de l’excellent comté. Sourire ravi de Lila qui dit « c’est du vrai saucisson ? ». Il faut dire que la dernière fois que nous en avons acheté, un peu à l’aveuglette, il avait un goût prononcé de clou de girofle, sympa quand tu as mal aux dents mais sinon pas top, te laissant une vague impression d’un passage chez le dentiste.

Ce matin je me faisais la réflexion qu’au bout de 3 semaines je m’étais dit, pas la peine de partir 5 mois, j’ai l’impression d’avoir fait une coupure de plusieurs mois. Au bout de 2 mois, je me disais 5 mois ça va être long ; les amis me manquent et surtout le quotidien. Pas mon lit ni le confort matériel, mais celui de savoir tous les jours où je vais dormir et à peu près ce que je vais faire de ma journée, le quotidien quoi. Aujourd’hui, je me dis qu’une longue coupure c’est très bien. Maintenant, je suis toujours pressée de retrouver tout le monde, mais l’inconfort que je ressentais il y a quelques semaines et qui me gâchait un peu la vie a disparu. Peut être que demain il pleut et ce n’est pas grave on mettra les KWays et si on ne trouve pas de coin pour dormir on dormira sur un parking, c’est super agréable de ne plus se poser 10000 questions et de vivre le moment présent réellement et pas en se forçant juste parce qu’on sait au fond de nous que c’est ce qui est mieux. Seul point noir (quand même, faut pas pousser, je reste moi même), la cigarette… on n’en trouve plus sur le bord de la route dans des paquets abandonnés et je m’en fumerais bien une, même deux pourquoi pas !

3 juillet. Bon, plus jamais vous ne lirez « demain il pleut et ce n’est pas grave » dans ce que j’écris : on vient de se prendre, ce soir, un méga orage et notre tente (bêtement installée dans un creux) flotte maintenant sur un matelas d’eau (sous le tapis de sol), c’est marrant (ça fait flop flop sous la main sans qu’elle soit mouillée) mais pas très sec, on remonte la tente quelques mètres plus haut…

Lila avance de mieux en mieux, il faut dire qu’elle est de plus en plus à l’aise sur son vélo et réussit à s’accrocher aux sacoches de son père l’air de rien !

Nous sommes à Hanstholm pour prendre le bateau vers la Norvège. Euh, y a pas de bateau, la ligne est supprimée depuis un an – la crise, nous dit-on. Tant pis, on continue vers Hirtshals, c’est à environ 3 jours de route. Par contre, on va appuyer sur la pédale pour pouvoir prendre le bateau de mardi, sinon il faut attendre jeudi. Nous avons enfin réussi à recevoir un colis (au camping de Hanstholm), les enfants sont ravis de lire de nouveaux bouquins en mangeant des caramels au beurre salé et nous, nous allons enfin pouvoir dire autre chose que Tak (merci) en Danois.

4 juillet, pour appuyer, on appuie : 75 km au compteur dont une bonne partie sur piste gravillonnée, et arrivée dans un lieu de bivouac top, top, top. Cabanes, eau et même roulotte permettant de se mettre à l’abri des medges. Plus on va vers le nord, plus elles sont présentes et insistantes (en regardant les jambes de Pascal, on pourrait croire qu’il vient d’avoir la varicelle. Pour moi c’est plus facile cela fait un gros bouton tout de suite, mais comme je suis raisonnable et que je ne gratte pas le lendemain plus rien, gnagnagna.)

5 juillet, nous longeons la côte, c’est joli et en même temps très touristique – il y a un peu trop de maisons de vacances posées un peu partout dans les dunes. La route est inégale, beaucoup de chemins, les enfants enragent : ça fait baisser notre moyenne ! La route nous fait passer sur une quinzaine de kilomètres sur la plage. En fait, les gens y viennent en voiture, la posent au milieu, et s’en servent d’abri contre le vent – comme ça pas de problème de parking, par contre je me demande ce que ça donne en pleine saison et où est le plaisir de bronzer entre deux voitures. Pour nous en tous les cas c’est sympa, vent de dos, bruit de la mer et les traces des voitures permettent de ne pas trop s’enliser.

Au bord de la route, particulièrement depuis qu’on est entré au Danemark, on trouve beaucoup de petits étals en libre-service, avec une boîte pour y laisser l’argent. D’une fois sur l’autre on peut y acheter des fraises, des pommes de terre nouvelles, des sacs de bois, de la confiture, voire des bonnets et chaussettes tricotés maisons.

Demain nous arrivons au port, j’espère qu’il restera de la place dans le bateau et surtout une cabine : départ 15h et arrivée 10h30 le lendemain.

6 juillet. On est dans le bateau (il était plein pour les voitures mais avec les vélos pas de souci) et nous voguons vers Bergen. Lila a trouvé le grand écran avec les Pixar qui passent sans discontinuer et Léo après un épisode de visage vert (ça tangue sec et nous avions une cabine ou le précédent occupant s’était un peu lâché sur la moquette !) va mieux et visite le bateau. Nous avons croisé un français qui connaît déjà un peu la Norvège et a potassé le guide du Routard. Il nous conseille de rester aux alentours de Bergen et prendre le temps de visiter plutôt que faire beaucoup de route et ne pas en voir davantage. Nous ne resterons finalement qu’une dizaine de jours en Norvège. Puis, plutôt que rentrer directement en train ou avion, nous repasserons au Danemark pour Esbjerg sur la côte ouest, afin de prendre un ferry vers Harwich (Grande Bretagne). Ensuite, Portsmouth à nouveau en vélo, traversée en ferry vers Saint-Malo, et là la maison ne sera plus bien loin.

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Méli-mélo Lila

7 juillet 2010

6 juillet (dans le bateau). Dans notre ancienne cabine, il y avait du vomi, ça sentait la mort. On est allé demander si on pouvait aller dans une autre cabine. Il ou elle a dit oui, à la place 5212, il n’y avait pas de vomi.

29 juin. On a goûté chez des gens, il y a un étang et un banc.

Maman a failli casser son livre électronique en tuant un taon.

On a acheté des fraises, très très bonnes.

Je vais vous raconter une attraction de Légoland, les pompiers. Une personne dit : prêt, feu, go, partez ! Les portes s’ouvrent, il faut pomper pour que le camion de pompier avance. On arrive de l’autre côté. La maison est en feu. Tu prends un pistolet pour avoir de l’eau. Il faut pomper, la fenêtre se referme quand il y a assez d’eau pour éteindre le feu. On retourne dans le camion de pompier pour faire demi-tour, il faut encore pomper pour faire avancer le camion. Le premier arrivé a gagné.

Léo, le 6 juillet – Sur la mer

7 juillet 2010

Aujourd’hui, nous avons pris un bateau pour la Norvège. Il y a 20 heures de route et le bateau tangue beaucoup, à propos, je vais prendre deux ou trois sacs pour dormir. Au début, on était dans une cabine qui sentait le vomi (devinez pourquoi) mais on a fini dans une autre cabine, avec vue sur la mer. Dans le bateau, on peut sortir, à un endroit il y a une très belle vue sur l’arrière du bateau et sur les vagues qu’il fait, une salle pour se reposer et même un magasin. Dans chaque cabine, il y a une douche et des toilettes et il y a une salle cinéma. Le bateau commence à tanguer beaucoup alors je vais arrêter d’écrire avant de vomir, vous savez où (NDP : the prétexte !).

Léo, le 5 juillet – Route sableuse

7 juillet 2010

Vous savez que la monnaie du Danemark est la couronne (normal) mais vous ne savez pas que (c’est quand même bizarre) j’ai trouvé (impressionnant) une pièce de 1 euro par terre. Revenons au sujet du titre. Il se trouve que nous avons passé la moitié de la journée sur la plage et nous l’avons traversée sur une route sableuse mais praticable. Le midi je creusai un trou souterrain sur lequel il était obligatoire de marcher. Le pied de la victime s’enfonçait environ 10 cm sous terre et la surprise nous faisait parfois tomber dans le sable. Malgré les pièges amusants pour son créateur (moi), cette journée a été super pour nous tous grâce au puissant vent qui nous poussait. Au fait : hier, nous avons battu notre record en parcourant 74 km.