Hirtshals – Leirvik

Nous voilà donc arrivés à Bergen, avec moins de vent qu’au départ de Hirtshals mais sous une petite pluie. On enfile les pantalons étanches devant la douane d’où on se fait virer avant d’avoir fini ! Et on se retrouve plus loin sur le trottoir à s’équiper auprès d’une famille à vélo qui en fait autant. Ils étaient sur le même bateau et nous ressemblent fort, en plus ambitieux : 3 enfants, une à vélo, un en tandem avec maman et le dernier dans une remorque ! Ensuite, nous cherchons à récupérer du liquide. Après le 4ème distributeur automatique nous finissons par comprendre que nous avons dépassé le plafond, euh ça va être chaud là. Je veux téléphoner à la banque et, oups on me demande un code « puk » que je n’ai pas, bien bien bien, je suis là depuis 1 heure et je veux déjà rentrer chez moi (le Danemark c’est déjà plus chez moi). Finalement tout s’arrange, je vous épargne les détails. Et la ville est magnifique, pleine de monuments, de statues, de côtes comme on n’en a jamais vues (et oui, on les monte à pied). Départ pour le camping à une vingtaine de kilomètres. On constate vite que la Norvège n’est pas du tout adaptée au vélo : en plus du relief, les rares pistes cyclables se trouvent en bord de route (forcément) et aux alentours de Bergen il y a beaucoup de circulation.

En Norvège, c’est facile de reconnaître les fous (ou les touristes inconscients), ils les mettent sur des vélos. Un petit vélo dans la tête, un autre entre les jambes, une paire de gros mollets et roule ma poule. Les voilà partis à pédaler comme des tarés (ben oui) le long des routes pleines de bagnoles, minimum 30 km/h dans les montées. Un truc à te vexer fissa si tu as un minimum d’amour propre. Sinon tu laisses le vélo au camping et tu loues une voiture. Ce qu’on s’est empressé de faire.

Notre fin de séjour se fera donc en voiture et à pied ! Le lendemain, première balade vers un mont de 673 mètres, s’il vous plaît (j’ai, 3 jours plus tard, toujours mal aux cuisses !), en suivant, carte et GPS à l’appui, un chemin à peine marqué dans la forêt, puis sur la roche et dans les mousses humides. Lila et Anne constatent que leurs chaussures ne sont pas parfaitement étanches…

Nous partons avec notre petite, très petite (le chargement est millimétré), voiture découvrir les îles et les reliefs au sud de Bergen. Les paysages sont superbes, notamment lors des traversées en ferry et depuis les hauteurs. (Note lyrique du jour : la Norvège est une terre d’interfaces, entre mer et roche, qui décline à l’infini les nuances de gris). Pour marcher, le relief est très accidenté et les chemins pas toujours très praticables. En dehors des forêts et du caillou, le sol est le plus souvent recouvert d’une végétation basse et de mousses gorgées d’eau, qui mettent à rude épreuve l’étanchéité supposée des chaussures Gore Tex. Pas mal de tiques aussi, on s’inspecte régulièrement. Pour la randonnée à pied, la Norvège n’est pas des plus horpitalières. Mais les points de vue et la sauvageté des lieux, dès qu’on s’éloigne un peu des endroits habités, en valent largement la peine.

9 juillet. Ce soir il fait doux mais le vent souffle en fortes rafales, qui secouent les tentes. Par moment il pleut. Il est 11h20, les enfants dorment depuis peu (nous sommes arrivés tard au camping de Fitjard) après une platrée de nouilles au bacon grillé avalée goulûment. Il fait sombre mais jour encore. Le ciel est chargé de nuages gris et denses aux formes cotonneuses qui filent vers l’est au dessus de nos têtes. Norvège, début juillet !

Nous faisons aujourd’hui un second camping sur l’île de Stord, très chouette aussi, comme le précédent avec un petit coin en herbe pour les tentes, en bord de fjord. Nous sommes les seuls campeurs et, globalement les tentes sont rares : avec la pluie, le vent, et les medges (pas, ou peu de moustiques, par contre), les gens du coin optent pour la caravane ou le camping-car. En sauvage, difficile de trouver un coin, les rares parties un peu plates sans routes ni voitures et à distance des habitations sont le plus souvent marécageuses.

Demain, montée jusqu’à un glacier, du côté de Rosendal. Léo va se régaler (je crois qu’il aime bien crapahuter !). Puis ce sera le retour vers Bergen… Si on revient en Norvège, ce sera avec bottes, kayak (toutes ces îles, ces petites baies, le paradis du kayakiste !), canne à pêche (petite frustration de Pascal) et tente autoportante (plus facile à caser, y compris sur le caillou…).

Les photos sur Picasa

4 Réponses to “Hirtshals – Leirvik”

  1. Hannah à l=Lila Says:

    Lila j’éspère que tous se passe bien !

    Hélène ma dit que tu avais 8 ans édemi ese vrais ?

    JE TROUVE QUE TU A GRANDI.

    signé:hannah.

    • 9roueslibres Says:

      Merci Hannah pour ton message, Lila l’a bien lu et elle te répond elle même dès que nous trouvons une connection internet sans être proche d’un marchand de glaces !!! Il faut effectivement croire que ça fait grandir, parcequ’elle en mange beaucoup.
      Bisous et à très bientôt chez Martine ou Claire et Vincent

  2. Véro et Guy Says:

    Notre première rando à vélo

    Vous êtes con-ta-gieux ! Nous avons été touchés par le virus 9RL… Après avoir été aux Iles Chausey en kayak du 3 au 6 juillet au départ de Granville, nous avons décidé d’aller, depuis Rennes, au Mont St Michel avec nos biclous à nous, harnachés à la va-vite (sacoches arrières neuves pour Véro, sacs à dos sur le porte-bagage arrière pour Guy, et ré-invention des sacoches de guidon avec des petits sacs à dos accrochés à la parisienne). Nous n’avions que 3 jours devant nous…

    Vendredi 9 juillet 2010, 6h45 debout. On s’affaire à préparer les sacs pour notre première. Les réflexes nomades du kayak sont là, ça va assez vite. La veille au soir, une voiture posée à Antrain. Eh oui, soyons modestes et prudents… 10 h, départ de Rennes avec nos vélos. Le premier soir nous monterons notre bivouac à la lisière des marais de Sougéal, après Antrain (63 km environ). Le lendemain, après 2 petites heures, nous serons au Mont St Michel vers midi. Deux ou trois photos souvenir comme il se doit… Poursuite du parcours à travers les polders direction Cherrueix, Le-Vivier-sur-Mer, Hirel, St-Benoît-des-Ondes. Cancale nous tendait les bras, mais les espaces potentiels de camping sauvage semblaient bien rares, alors retour vers Le-Vivier-sur-Mer pour une dégustation chez les producteurs de coquillages devant la mer. Au menu, une super moules-frites (frites achetées à côté) précédée de quelques huitres. Humm… Pour cette deuxième nuit nous avons un peu hésité mais les accueils sauvages étant encore limités sur cette zone, ce sera « camping à la ferme – aire naturelle La Roche 35120 Mont Dol ». Accueillant et simple comme nous aimons. 50 km environ pour cette deuxième étape. Dimanche 11 et troisième jour, retour par des petites routes vertes vers notre voiture posée à Antrain (45 km).

    Nous sommes ravis de cette petite escapade. Rando soleil de plomb (à certains endroits, on a senti les petites bulles de goudron sous les pneus) et un peu de vent contre nous le premier jour. Beaucoup de haltes cueillettes de cerises aux bords des petites routes, haltes siestes, glaces, cafés, photos,… Surprise : même pas mal aux jambes… Fatigués certes mais pas crevés. Les arrières-trains un peu meurtris mais pas de trop tout de même. Un contact facile avec les gens rencontrés. On a même taillé la bavette avec un kayakiste parisien en vélo (il est originaire de Cherrueix). Rencontre d’un troupeau de vaches qui rentrent, débonnaires, des prés. Leur propriétaire a un mot d’excuse de nous avoir fait attendre « Ce sont des vaches, vous savez, elles ne connaissent pas la priorité ! ». Un échange avec un petit pépé agriculteur à Pontorson qui nous disait « Comme j’ai pas attrapé (sic) le remembrement, j’aurais pu vous loger sous mes saules ! ».

    Un sentiment de lenteur propice à la découverte mais aussi une impression d’avancer relativement vite. Bon, c’était court et les conditions pas trop difficiles, on imagine avec de la pluie, du vent fort, et les petites galères inhérentes à l’aventure…

    Merci Pascal, Anne, Léo et Lila, nous vous dédions notre première, et super, rando à vélo !

    Bises
    Véro et Guy
    le 12.07.10.

  3. lilie Says:

    Coucou les grands sportifs!

    MERCI MERCI MERCI 😀 Nous avons bien reçu votre colis!

    Nous n’avons pas totalement terminé le déménagement. Nous passerons donc notre dernière nuit rue du portail ce soir. SNIF, SNIF!
    Merci beaucoup de votre confiance à tous les 4. Nous avons passé un très très agréable séjour entre vos murs. Nous avons fait le plein de lectures de BD, profité de la terrasse et eu la joie de vivre à deux pleinement.

    La Taki nous a bien réchauffé (enfin surtout Marc à son grand désespoir, si si Anne, Pascal et Marc ont bien un point de différence) et nous avons été enchanté de se faire câliner par cette jolie dame. Flash va aussi beaucoup la regretter!

    Je vois que vous avez toujours les polaires sur les photos, prévoyez tout de même jupette et short pour rentrer car il fait vraiment chaud chaud ici 🙂

    Bonne visite de la Norvège!

    Gros bisous et encore MERCI pour votre gentille pensée!!! Nous sommes très touchés avec Marc!

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