Archive for the ‘Danemark’ Category

Lila – un moment génial

2 août 2010

On continuait la route et on a vu 2 chevaux en liberté dans un champ et les chevaux allaient au galop. On est allé dans une maison pour leur demander si les chevaux c’était grave qu’ils soient en liberté. Il n’y avait personne. On est allé voir une deuxième maison et il y avait quelqu’un qui nous a dit que ces deux chevaux étaient dans le champ avant. Mais maintenant c’est devenu un champ pour faire du blé. Je me suis dit que l’agriculteur du champ n’allait pas être content avec toutes les traces de sabots dans la terre. Mais pour moi, c’était génial, extraordinaire, très bien… Mais il y avait deux monstres qui s’appellent Anne et Pascal qui m’ont interdit de rester avec les chevaux et on est partis (NDP : Après une pause d’une bonne dizaine de minutes !!!!).

Léo – Entre Norvège et Angleterre

2 août 2010

Chapitre (12 juillet)

La Norvège est magnifique malgré le dénivelé. Pour la monnaie, seule l’image la différencie des couronnes Danoises. Il y a des fjords partout. Un jour nous sommes montés très haut et nous avons vu un glacier. Il y a beaucoup de balades très sympas à faire. Les villes sont magnifiques, il y a beaucoup de fontaines et des groupes de musiciens de tous les côtés.

Chapitre 2 (17 juillet)

Le plus gênant dans les pays étrangers c’est de ne pas connaître la langue, ça nous empêche d’avoir des contacts, de lire et de comprendre ce que les gens nous disent. Quand quelqu’un nous parle, la première chose qu’on leur dit c’est « you speek English or French », non mais je vous jure y a des moments où je suis tenté de leur dire « laisse moi deviner, tu parles pas français », moi je dis merde à la fin.

Je sais qu’on est sur le chemin du retour depuis seulement deux jours, mais maintenant notre moyenne c’est 40 ou 50 km et 12 km/h. Si c’est comme ça, c’est parce que maintenant qu’on fait le retour on sait que, plus on pédale, plus on arrive vite et, étant donné que cette balade est rasante (je me retiens parce que c’est vous), nous nous pressons pour qu’elle s’arrête (très vite) avant que nos jambes explosent et que nous devenions fous.

Même pendant le voyage on pollue et on se pollue. Comment ? Ben, il y a maman avec la cigarette et, si vous avez oublié ce qui est marqué sur les paquets de cigarettes, je vous le rappelle : fumer tue, ou alors fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage. En plus, dès qu’on a une connexion les parents ne bougent plus de l’ordinateur. Lila ne résiste pas à tanner les parents pour acheter des pets shops (elle y joue une heure par jour) et moi je fais tout ce que je peux pour faire du jeu vidéo. Bref, en résumé c’est pas parce qu’on pédale pour se déplacer et qu’on ne pollue pas trop qu’on ne se drogue pas.

25 juillet

Aujourd’hui nous sommes en Angleterre, c’est sympa de savoir qu’on est bientôt à la maison et je me rends compte que j’ai de la chance d’être en Angleterre et pas à Trémelin (pour ceux qui ne comprennent pas, ce n’est pas grave). Mais aujourd’hui nous avons rencontré dans un parc plein d’écureuils sauvages, nous leur avons donné des noisettes que nous avions achetées. Ceux-ci les mettaient dans leur bouche et allaient les enterrer un peu plus avant de venir en chercher d’autres. Mais, à ma grande surprise, un écureuil, au lieu de prendre la noisette que je lui présentais, s’attaqua à mon poing dans lequel se trouvaient quatre noisettes et, à l’aide de ses petites dents, il me fit très mal.

Lila – 17 juillet

2 août 2010

Bonjour Mesdames et Messieurs, la météo de cette semaine. Lundi matin pluie, l’après-midi soleil, le soir soleil. Mardi matin soleil, l’après-midi soleil, le soir soleil. Mercredi, dans le bateau. Jeudi, le matin soleil, l’après-midi grande pluie à tomber par terre, des grêlons, des orages, soir nuages. Vendredi matin soleil, l’après-midi soleil, soir soleil. Samedi matin pluie, l’après-midi soleil, soir soleil. Dimanche matin pluie, l’après-midi soleil, soir soleil. Et voilà pour ce blog, au revoir.

Tim – Esbjerg

2 août 2010

Les enfants sont motivés par le retour, nous battons tous les records et avançons très vite malgré le vent de face (au sud, cette fois).

Ca y est, sur l’immense plage de la côte ouest, nous avons pris notre premier bain dans la mer du Nord et….et ben, elle est pas si froide ! Si si, je n’ai mis que dix minutes à m’y mettre ce qui peut être un record pour moi. Nous étions dans un camping concentrationnaire, mais qui nous a offert un magnifique coucher de soleil (à ce jour le plus beau que j’ai vu): rouge, rose, orange avec un petit phare, très mignon. Oh, j’entends déjà les puristes, un phare ne peut être « mignon », c’est beau, grand, massif,… mais pas mignon. Et bien celui-là était mignon et ressemblait aux fèves que nous avions dans la galette des rois cette année.

Cette partie de côte danoise est très touristique et peuplée essentiellement… d’Allemands. La piste traverse les dunes tout du long, et sur les portions non habitées le paysage prend des aspects lunaires. Les teltplads où l’on passe la nuit sont peuplées aussi, mais plutôt d’autochtones pas dérangeants.

Nous avons retrouvé à Esbjerg Catherine, Vincent et les enfants qui montaient vers la Norvège en camping car (regard envieux des enfants Mallard !). C’était sympa et marrant de se croiser au Danemark dans un camping. On a pu contempler les photos de leur mariage ainsi qu’une très belle collection de chaussures et de grimaces (merci les amis).

Pour le moment on est sur le ferry pour l’Angleterre (Harwich). C’est pas de chance pour moi, à chaque fois qu’on prend un bateau il y a du vent, du coup de la houle et même si le bateau est très gros, il bouge quand même… je ne suis pas encore verte mais ça ne saurait tarder et, si cette fois la cabine sent mauvais je crois que ce sera de ma faute ! Bon j’arrête là, vous êtes peut être en train de manger ou prêts à le faire (quoique là vous n’en avez peut être plus très envie). En attendant, la musique au bar est bonne et, dans la cabine, les enfants dorment sur les couchettes du haut, du sommeil de l’innocence (ou alors ils imitent bien !).

 Photos sur Picasa

Bratland – Tim

22 juillet 2010

Jeudi, 9h, le ferry de Fjordline accoste à Hirtshals. La pluie ici vient de cesser. Nous retrouvons le Danemark et ses « teltplads » avec plaisir, et le sentiment d’être en terrain connu (c’est que nous savons bien 5 ou 6 mots de Danois, maintenant !). De Hirtshals, nous descendons tout droit vers Aalborg (par les petites routes), pour éviter de reprendre la route n°1, jolie mais peu roulante (beaucoup de piste et de sable), puis en direction de Esbjerg, où nous prévoyons d’embarquer pour l’Angleterre (ce sera le 24 juillet). Nous nous prenons un orage de grêle mémorable, c’est que ça fait mal les grêlons sur la peau nue ! Après la Norvège, le pays nous semble bien plat, notamment de grandes zones agricoles que nous traversons après Hirtshals, toutes en champs cultivés et bâtiments d’élevage intensif qui puent de loin. Le vent du sud, soutenu, jour après jour, est usant. Pourtant nous avançons relativement vite, nous faisons une moyenne de 50 kilomètres par jour – les 30 kilomètres par jour du début sont loin, nos cuisses se sont musclées (tout en restant sveltes et élancées, bien entendu !). La campagne reste tout de même assez boisée, avec de jolies bâtisses par endroit, et nous passons aussi dans des secteurs plus vallonnés et champêtres. Lundi, la route 18 que nous suivons emprunte une piste qui traverse une vaste zone de landes et de forêts, sur une dizaine de kilomètres. C’est très joli, mais la piste est faite de graviers de silex et de sable qui crissent et s’enfoncent sous nos vélos chargés, et nous passons plus de temps à regarder le sol devant nos roues pour trouver le meilleur passage et à souffler dans les montées (et même sur le plat !) qu’à contempler le paysage… Mardi, itou. La lande, chaude et ensoleillée, a des odeurs du Midi. Au milieu de la traversée, pique-nique dans le coin idéal, avec des tables en bois, au bord d’une petite rivière à l’eau claire, à l’ombre des chênes et des pins. Bonne occasion pour une petite toilette, même si l’eau est assez froide.

Les photos sur Picasa

Hirtshals – Leirvik

10 juillet 2010

Nous voilà donc arrivés à Bergen, avec moins de vent qu’au départ de Hirtshals mais sous une petite pluie. On enfile les pantalons étanches devant la douane d’où on se fait virer avant d’avoir fini ! Et on se retrouve plus loin sur le trottoir à s’équiper auprès d’une famille à vélo qui en fait autant. Ils étaient sur le même bateau et nous ressemblent fort, en plus ambitieux : 3 enfants, une à vélo, un en tandem avec maman et le dernier dans une remorque ! Ensuite, nous cherchons à récupérer du liquide. Après le 4ème distributeur automatique nous finissons par comprendre que nous avons dépassé le plafond, euh ça va être chaud là. Je veux téléphoner à la banque et, oups on me demande un code « puk » que je n’ai pas, bien bien bien, je suis là depuis 1 heure et je veux déjà rentrer chez moi (le Danemark c’est déjà plus chez moi). Finalement tout s’arrange, je vous épargne les détails. Et la ville est magnifique, pleine de monuments, de statues, de côtes comme on n’en a jamais vues (et oui, on les monte à pied). Départ pour le camping à une vingtaine de kilomètres. On constate vite que la Norvège n’est pas du tout adaptée au vélo : en plus du relief, les rares pistes cyclables se trouvent en bord de route (forcément) et aux alentours de Bergen il y a beaucoup de circulation.

En Norvège, c’est facile de reconnaître les fous (ou les touristes inconscients), ils les mettent sur des vélos. Un petit vélo dans la tête, un autre entre les jambes, une paire de gros mollets et roule ma poule. Les voilà partis à pédaler comme des tarés (ben oui) le long des routes pleines de bagnoles, minimum 30 km/h dans les montées. Un truc à te vexer fissa si tu as un minimum d’amour propre. Sinon tu laisses le vélo au camping et tu loues une voiture. Ce qu’on s’est empressé de faire.

Notre fin de séjour se fera donc en voiture et à pied ! Le lendemain, première balade vers un mont de 673 mètres, s’il vous plaît (j’ai, 3 jours plus tard, toujours mal aux cuisses !), en suivant, carte et GPS à l’appui, un chemin à peine marqué dans la forêt, puis sur la roche et dans les mousses humides. Lila et Anne constatent que leurs chaussures ne sont pas parfaitement étanches…

Nous partons avec notre petite, très petite (le chargement est millimétré), voiture découvrir les îles et les reliefs au sud de Bergen. Les paysages sont superbes, notamment lors des traversées en ferry et depuis les hauteurs. (Note lyrique du jour : la Norvège est une terre d’interfaces, entre mer et roche, qui décline à l’infini les nuances de gris). Pour marcher, le relief est très accidenté et les chemins pas toujours très praticables. En dehors des forêts et du caillou, le sol est le plus souvent recouvert d’une végétation basse et de mousses gorgées d’eau, qui mettent à rude épreuve l’étanchéité supposée des chaussures Gore Tex. Pas mal de tiques aussi, on s’inspecte régulièrement. Pour la randonnée à pied, la Norvège n’est pas des plus horpitalières. Mais les points de vue et la sauvageté des lieux, dès qu’on s’éloigne un peu des endroits habités, en valent largement la peine.

9 juillet. Ce soir il fait doux mais le vent souffle en fortes rafales, qui secouent les tentes. Par moment il pleut. Il est 11h20, les enfants dorment depuis peu (nous sommes arrivés tard au camping de Fitjard) après une platrée de nouilles au bacon grillé avalée goulûment. Il fait sombre mais jour encore. Le ciel est chargé de nuages gris et denses aux formes cotonneuses qui filent vers l’est au dessus de nos têtes. Norvège, début juillet !

Nous faisons aujourd’hui un second camping sur l’île de Stord, très chouette aussi, comme le précédent avec un petit coin en herbe pour les tentes, en bord de fjord. Nous sommes les seuls campeurs et, globalement les tentes sont rares : avec la pluie, le vent, et les medges (pas, ou peu de moustiques, par contre), les gens du coin optent pour la caravane ou le camping-car. En sauvage, difficile de trouver un coin, les rares parties un peu plates sans routes ni voitures et à distance des habitations sont le plus souvent marécageuses.

Demain, montée jusqu’à un glacier, du côté de Rosendal. Léo va se régaler (je crois qu’il aime bien crapahuter !). Puis ce sera le retour vers Bergen… Si on revient en Norvège, ce sera avec bottes, kayak (toutes ces îles, ces petites baies, le paradis du kayakiste !), canne à pêche (petite frustration de Pascal) et tente autoportante (plus facile à caser, y compris sur le caillou…).

Les photos sur Picasa

Billund – Mer du Nord

7 juillet 2010

29 juin matin. On peine à partir du camping (un vrai, avec plein de jolies caravanes), où on a rechargé les batteries, réglé des histoires de courrier, préparé la route à venir et profité de la piscine et de la connexion Internet. Lever tardif (les tentes sont à l’ombre), douche de Lila, vaisselle, préparation habituelle des affaires… Quand on est enfin prêts, après quelques tours de roue, Anne se rend compte que son pneu est à plat. C’est une punaise, bien plantée au milieu du pneu. Verdict : deux doubles crevaisons, soit 4 trous d’un coup. Qui dit mieux ? Le reste des rustines y passe et on finit par décoller en début d’après-midi après avoir pique-niqué sur place. Il fait chaud (26°C à l’ombre annoncés) mais le vent du sud s’est levé et nous pousse. Pas sûr quand même qu’on arrive au bout des 40 km prévus. Sur la route, par endroits, une multitude de petites bulles de goudron, chauffées par le soleil, éclate sous nos pneus en un joli crépitement.

Finalement, on les fait, les 40 km, courses rapides et pause « école » comprises ! Lila raconte plein d’histoires à Anne et, du coup, pédale hardi petit. Léo et moi suivons comme on peut. Déception à l’arrivée, la teltplads visée n’existe plus depuis plusieurs années. Nous nous posons finalement à proximité, dans un parking herbu au pied d’une petite colline, du haut de laquelle on domine le paysage. La colline est couverte de myrtilles. Les enfants s’en régalent et en ramassent un petit sac. Pendant qu’on attaque les pâtes-sauce tomate, un groupe d’une petite dizaine de Danois arrivent en vélo sur le parking et s’installent joyeusement à la table voisine. Ils viennent prendre le café ensemble et nous précisent qu’ils ne restent pas longtemps. Ni les medges bien présentes ce soir-là, ni les quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber ne semblent les gêner. Léo et Lila leur proposent des myrtilles, on reçoit du melon en retour. Ils replient et repartent comme ils sont venus, tout aussi joyeusement.

30 juin. Matin bruineux, les nuages d’ouest filent vite. Petit déjeuner à deux, les enfants dorment encore. Un monsieur venu avec son chien d’une maison voisine nous indique que la colline, qui s’appelle Daugbjerg Dås, est un reste de moraine de la période glaciaire. Une légende locale veut qu’elle se soulève parfois, et qu’en sortent des femmes belles au chant envoûtant. Les hommes qui se laissent attirer finissent engloutis par la colline. Aujourd’hui, en fait de belles femmes, ce sont surtout des moutons qu’on voit sur la colline. Ils se mettent tout à coup à bêler et se précipitent vers l’abreuvoir à l’entrée du champ. La voiture de l’éleveur, dont ils ont reconnu le bruit de très loin, s’y arrête bientôt, entourée des moutons. Lila ira voir les moutons se faire soigner, mais reviendra dépitée, faute d’avoir compris ce qu’on lui avait dit et d’avoir pu elle-même se faire comprendre. Dur, l’obstacle de la langue.

1er juillet. Le matin, nous suivons une ancienne voie ferrée, bien confortable. L’après-midi, traversée de Mors selon l’ancien tracé de la piste n°2, pas terrible : relief peu marqué, beaucoup de cultures, de bâtiments d’élevage intensif, de voitures… (NDA : c’était un petit message du troll !).

2 juillet.

Dernier soir avant Hanstholm, nous partageons la place de bivouac avec des Français qui nous offrent l’apéro, ils viennent juste d’arriver en camionnette et ont encore des produits français, dont de l’excellent comté. Sourire ravi de Lila qui dit « c’est du vrai saucisson ? ». Il faut dire que la dernière fois que nous en avons acheté, un peu à l’aveuglette, il avait un goût prononcé de clou de girofle, sympa quand tu as mal aux dents mais sinon pas top, te laissant une vague impression d’un passage chez le dentiste.

Ce matin je me faisais la réflexion qu’au bout de 3 semaines je m’étais dit, pas la peine de partir 5 mois, j’ai l’impression d’avoir fait une coupure de plusieurs mois. Au bout de 2 mois, je me disais 5 mois ça va être long ; les amis me manquent et surtout le quotidien. Pas mon lit ni le confort matériel, mais celui de savoir tous les jours où je vais dormir et à peu près ce que je vais faire de ma journée, le quotidien quoi. Aujourd’hui, je me dis qu’une longue coupure c’est très bien. Maintenant, je suis toujours pressée de retrouver tout le monde, mais l’inconfort que je ressentais il y a quelques semaines et qui me gâchait un peu la vie a disparu. Peut être que demain il pleut et ce n’est pas grave on mettra les KWays et si on ne trouve pas de coin pour dormir on dormira sur un parking, c’est super agréable de ne plus se poser 10000 questions et de vivre le moment présent réellement et pas en se forçant juste parce qu’on sait au fond de nous que c’est ce qui est mieux. Seul point noir (quand même, faut pas pousser, je reste moi même), la cigarette… on n’en trouve plus sur le bord de la route dans des paquets abandonnés et je m’en fumerais bien une, même deux pourquoi pas !

3 juillet. Bon, plus jamais vous ne lirez « demain il pleut et ce n’est pas grave » dans ce que j’écris : on vient de se prendre, ce soir, un méga orage et notre tente (bêtement installée dans un creux) flotte maintenant sur un matelas d’eau (sous le tapis de sol), c’est marrant (ça fait flop flop sous la main sans qu’elle soit mouillée) mais pas très sec, on remonte la tente quelques mètres plus haut…

Lila avance de mieux en mieux, il faut dire qu’elle est de plus en plus à l’aise sur son vélo et réussit à s’accrocher aux sacoches de son père l’air de rien !

Nous sommes à Hanstholm pour prendre le bateau vers la Norvège. Euh, y a pas de bateau, la ligne est supprimée depuis un an – la crise, nous dit-on. Tant pis, on continue vers Hirtshals, c’est à environ 3 jours de route. Par contre, on va appuyer sur la pédale pour pouvoir prendre le bateau de mardi, sinon il faut attendre jeudi. Nous avons enfin réussi à recevoir un colis (au camping de Hanstholm), les enfants sont ravis de lire de nouveaux bouquins en mangeant des caramels au beurre salé et nous, nous allons enfin pouvoir dire autre chose que Tak (merci) en Danois.

4 juillet, pour appuyer, on appuie : 75 km au compteur dont une bonne partie sur piste gravillonnée, et arrivée dans un lieu de bivouac top, top, top. Cabanes, eau et même roulotte permettant de se mettre à l’abri des medges. Plus on va vers le nord, plus elles sont présentes et insistantes (en regardant les jambes de Pascal, on pourrait croire qu’il vient d’avoir la varicelle. Pour moi c’est plus facile cela fait un gros bouton tout de suite, mais comme je suis raisonnable et que je ne gratte pas le lendemain plus rien, gnagnagna.)

5 juillet, nous longeons la côte, c’est joli et en même temps très touristique – il y a un peu trop de maisons de vacances posées un peu partout dans les dunes. La route est inégale, beaucoup de chemins, les enfants enragent : ça fait baisser notre moyenne ! La route nous fait passer sur une quinzaine de kilomètres sur la plage. En fait, les gens y viennent en voiture, la posent au milieu, et s’en servent d’abri contre le vent – comme ça pas de problème de parking, par contre je me demande ce que ça donne en pleine saison et où est le plaisir de bronzer entre deux voitures. Pour nous en tous les cas c’est sympa, vent de dos, bruit de la mer et les traces des voitures permettent de ne pas trop s’enliser.

Au bord de la route, particulièrement depuis qu’on est entré au Danemark, on trouve beaucoup de petits étals en libre-service, avec une boîte pour y laisser l’argent. D’une fois sur l’autre on peut y acheter des fraises, des pommes de terre nouvelles, des sacs de bois, de la confiture, voire des bonnets et chaussettes tricotés maisons.

Demain nous arrivons au port, j’espère qu’il restera de la place dans le bateau et surtout une cabine : départ 15h et arrivée 10h30 le lendemain.

6 juillet. On est dans le bateau (il était plein pour les voitures mais avec les vélos pas de souci) et nous voguons vers Bergen. Lila a trouvé le grand écran avec les Pixar qui passent sans discontinuer et Léo après un épisode de visage vert (ça tangue sec et nous avions une cabine ou le précédent occupant s’était un peu lâché sur la moquette !) va mieux et visite le bateau. Nous avons croisé un français qui connaît déjà un peu la Norvège et a potassé le guide du Routard. Il nous conseille de rester aux alentours de Bergen et prendre le temps de visiter plutôt que faire beaucoup de route et ne pas en voir davantage. Nous ne resterons finalement qu’une dizaine de jours en Norvège. Puis, plutôt que rentrer directement en train ou avion, nous repasserons au Danemark pour Esbjerg sur la côte ouest, afin de prendre un ferry vers Harwich (Grande Bretagne). Ensuite, Portsmouth à nouveau en vélo, traversée en ferry vers Saint-Malo, et là la maison ne sera plus bien loin.

Les photos sur Picasa

Méli-mélo Lila

7 juillet 2010

6 juillet (dans le bateau). Dans notre ancienne cabine, il y avait du vomi, ça sentait la mort. On est allé demander si on pouvait aller dans une autre cabine. Il ou elle a dit oui, à la place 5212, il n’y avait pas de vomi.

29 juin. On a goûté chez des gens, il y a un étang et un banc.

Maman a failli casser son livre électronique en tuant un taon.

On a acheté des fraises, très très bonnes.

Je vais vous raconter une attraction de Légoland, les pompiers. Une personne dit : prêt, feu, go, partez ! Les portes s’ouvrent, il faut pomper pour que le camion de pompier avance. On arrive de l’autre côté. La maison est en feu. Tu prends un pistolet pour avoir de l’eau. Il faut pomper, la fenêtre se referme quand il y a assez d’eau pour éteindre le feu. On retourne dans le camion de pompier pour faire demi-tour, il faut encore pomper pour faire avancer le camion. Le premier arrivé a gagné.

Léo, le 6 juillet – Sur la mer

7 juillet 2010

Aujourd’hui, nous avons pris un bateau pour la Norvège. Il y a 20 heures de route et le bateau tangue beaucoup, à propos, je vais prendre deux ou trois sacs pour dormir. Au début, on était dans une cabine qui sentait le vomi (devinez pourquoi) mais on a fini dans une autre cabine, avec vue sur la mer. Dans le bateau, on peut sortir, à un endroit il y a une très belle vue sur l’arrière du bateau et sur les vagues qu’il fait, une salle pour se reposer et même un magasin. Dans chaque cabine, il y a une douche et des toilettes et il y a une salle cinéma. Le bateau commence à tanguer beaucoup alors je vais arrêter d’écrire avant de vomir, vous savez où (NDP : the prétexte !).

Léo, le 5 juillet – Route sableuse

7 juillet 2010

Vous savez que la monnaie du Danemark est la couronne (normal) mais vous ne savez pas que (c’est quand même bizarre) j’ai trouvé (impressionnant) une pièce de 1 euro par terre. Revenons au sujet du titre. Il se trouve que nous avons passé la moitié de la journée sur la plage et nous l’avons traversée sur une route sableuse mais praticable. Le midi je creusai un trou souterrain sur lequel il était obligatoire de marcher. Le pied de la victime s’enfonçait environ 10 cm sous terre et la surprise nous faisait parfois tomber dans le sable. Malgré les pièges amusants pour son créateur (moi), cette journée a été super pour nous tous grâce au puissant vent qui nous poussait. Au fait : hier, nous avons battu notre record en parcourant 74 km.

Kolding – Billund

28 juin 2010

Ce matin les enfants ont la pêche nous devons arriver ce soir à Billund, ville de Legoland. Lila pédale à fond et nous enjoint fermement à nous dépêcher, elle va même jusqu’à vouloir nous pousser. Je pense que l’on peut arrêter de s’inquiéter quant à ses capacités ou sa forme ! Une branche se coince dans ma roue avant, pas de chance, le garde-boue se tord et se prend dans la roue, 2 rayons cassent. Pascal récupère mes sacoches avant pour alléger la charge, et nous voilà sur la grande route pour trouver une réparateur, cette fois-ci sans piste cyclable – ce qui ne nous était pas arrivé depuis la France.

Au passage, les Danois (comme les Français) se classent en deux catégories pour ce qui est de la conduite : soit ils te doublent avec beaucoup de prudence et en se déportant bien pour ne pas gêner, soit ils te rasent en fonçant comme des malades. Le klaxon de Pascal reprend du service (ça sert à rien une fois la voiture passée mais ça lui fait du bien)…

Nous finissons par trouver un réparateur un peu bizarre, genre Bagdad Café, mais nous avons perdu beaucoup de temps nous ne serons pas à Billund ce soir. Les enfants sont déçus mais nous trouvons un emplacement pour la tente génial et nous pouvons même y faire du feu (tartines grillées le matin !). Nous repartons très tôt le matin pour faire l’ouverture de Legoland, les enfants nous réveillent à 6 heures (dur dur). Lila fera la route avec une moyenne de 14 km/h, avec des montées et vent de face !

Nous passons la journée dans les attractions à Legoland. C’est bruyant et il y a beaucoup de monde mais les enfants se régalent, Léo passera dans un séchoir ses vêtements sont trempés et le soir je n’arrive pas à les faire sortir du parc – Pascal compris, qui pour le coup est aussi motivé que les enfants pour parcourir toutes les villes reproduites en miniature.

J’oubliais, le Danois est une langue absolument incompréhensible pour nous autres, même si certains mots nous rappellent vaguement quelque chose sur le papier ( mælk pour lait, par exemple). Heureusement, comme les Néerlandais, ils parlent « a little bit » English (little bit, tu parles !).

A l’heure où j’écris, Pascal et les enfants sont partis sauver un hérisson tombé dans un trou, sacrée aventure.

Les photos sur Picasa

Nordstrand – Kolding

28 juin 2010

Nous voilà donc parti vers le Danemark. Le dos le Pascal va beaucoup mieux il n’est presque plus coincé, le troll se fait plus rare !

Arrivée au Danemark par une piste qui traverse une forêt, censée être la piste cyclable mais assez scabreuse et avec un sacré dénivelé… on pousse ! Oh, oh où est le pays plat, très loin.

Une dame qui faisait son footing pousse gentiment Lila dans la côte, nous en profitons pour poser toutes les questions sur la langue danoise, faute d’avoir réussi encore à récupérer le guide de conversation : comment dire merci, bonjour, bière… Premier contact avec les Danois, qui s’avère très sympa, comme le seront les suivants. Après chaque nuit en camping ou dans un champ chez l’habitant, les enfants ont droit à une petite douceur (bonbon, canettes de cola), on se demande si ce n’est pas une coutume ?

Le sud-est du Danemark que nous traversons est vallonné, ou plus exactement gondolé. Le paysage est très chouette, avec beaucoup d’arbres. La route monte et descend en permanence, mais jamais longtemps. On passe d’un fjord à l’autre en traversant des forêts, des étendues de champs cultivés, des champs à vaches, des zones tourbeuses. Parfois on longe la mer. La côte n’est pas très haute mais bien assez pour nos petites jambes.

Les maisons sont en briques toujours, mais souvent enduites et peintes en couleur (jaune), elles ont presque toutes l’année de leur construction écrite sur le fronton, de même que les bâtiments d’élevage (les plus anciens intensifs datent des années soixante). De nombreux mâts sont plantés dans les jardins, mais la moitié du temps sans drapeau, le Danemark aurait-il déjà perdu en coupe du monde ? Le style de l’habitat (même si plus grand) ressemble à ce que nous avons pu voir en Flandre ou aux Pays-Bas. L’entourage des habitations est toujours bien entretenu et souvent propret, mais juste ce qu’il faut pour que cela soit fonctionnel. On laisse l’herbe et les buissons pousser, la nature a sa place. Beaucoup d’endroits pourtant très bien entretenus gardent un petit côté sauvage. Dans les collines, certains chemins pentus, bordés de feuillus, de résineux et de framboisiers et que traversent le soir de grosses limaces noires, ne sont pas sans rappeler le Jura.

Revenons à des choses plus essentielles, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé des toilettes publiques (et pour cause, il n’y en avait pas), oui oui, ça vous manquait. Et bien au Danemark, c’est le règne des toilettes publiques, elles sont très nombreuses, fléchées et d’une propreté ahurissante, on pourrait y prendre le thé. Mais on se contente d’y faire notre toilette après le camping sauvage ou de faire la vaisselle !

Le camping sauvage justement, pour cela aussi le Danemark est un paradis. Il y a un réseau qui s’appelle « Overnatning i det  fri » qui recense plus de 1000 places où poser sa tente, souvent sans rien demander à personne. Ce ne sont pas des campings mais des petits emplacements de bivouac, aménagés juste ce qu’il faut pour être confortables, par rapport à notre bout de champ habituel : de l’herbe pas trop haute, une place (voire du bois) pour le feu, des bancs ou des troncs où s’asseoir, éventuellement des tables et un abri, parfois de l’eau, parfois non. Surtout, beaucoup de ces emplacements sont assez idylliques, situés dans de très jolis coins (clairière dans une lande boisée, petite vallée herbue entre bois et pâtures…). Certains le sont moins, comme celui de Kolding, situé juste en bordure de ville : arrivée au bord d’une plage, un peu de monde, normal, cela devrait se calmer avec la tombée de la nuit, on va attendre pour être les rois du monde. Ca y est, tout est le monde est parti, nous allons pouvoir nous laver à la bassine et surtout profiter du coin sans bruit, hurlements, chiens qui viennent te tourner autour. Et puis, un bus arrive, huuuuuum, le bus se vide avec une trentaine de jeunes, mais oui bien sûr… Tout le monde à l’eau et que je crie et que je hurle… Le bus repart, puis revient avec une deuxième fournée de jeunes qui en débarque ! Notre tête  (de vieux cons !) à Pascal et moi, cela devait mériter une photo mais on n’avait pas le cœur à ce moment là. Pour finir, ils ne sont pas restés trop longtemps et surtout le vent portait dans le bon sens pour nous.

Lila a trouvé une paire de lunettes de star, elle ne veut plus les quitter, on dirait Chips de la série TV américaine. On n’a qu’une envie en la voyant c’est rigoler, elle le prend plutôt bien et de toute façon refuse de les enlever même si cela l’oblige à marcher le nez en l’air pour ne pas qu’elles tombent.

Le lendemain on reprend la route, les enfants sont très motivés, nous allons à Legoland !!!

Les photos sur Picasa

Lila méli-mélo

28 juin 2010

On a trouvé plein de passages secrets dans un camping. Dans les arbres il y plein de toiles d’araignées et plein d’araignées. Quand je dis plein, c’est plein : deux dans une chaussette, une dans une chaussure, trois sur la tente et deux dans la tente.

On dort juste à côté d’un hôtel et on n’y va même pas, c’est pas juste. Trois jours de pluie et demain il pleut toujours. (note des parents, il est prévu au bout de trois jours de pluie de faire hôtel ou cabane !).

On est dans un camping naturiste où les gens se promènent tout nus, mais nous on ne se promène pas tout nus. Dans le camping il y a une cabane où il y a plein de jouets.

Aux Pays Bas ils ne rendent pas les centimes, mais ils ne les prennent pas non plus. Moins de 5 centimes. Question : pourquoi ils mettent 90€99cts ?

On est dans un camping où l’eau chaude est payante. Je prends la douche avec maman et Léo avec papa. Maman se lave les cheveux et papa aussi, moi j’ai fini et Léo aussi. Maman et papa se lavent le corps, moi j’ai profité de la poire d’eau chaude quand maman se lave le corps, mais après plus d’eau chaude pour papa et maman. Maman a un jeton d’un autre camping, j’essaye  de le mettre dans la boîte mais ça ne rentre pas. Elle et papa finissent avec de l’eau froide.

On va aller dans un parc d’attraction qui s’appelle Légoland.

On a vu des méduses et des étoiles de mer. Sur la méduse il y a un dessin de trèfle à quatre feuilles.

Léo – 23 juin, comment se passe le camping sauvage.

28 juin 2010

La plupart du temps pour faire du camping sauvage on prend en photo le champ pour montrer au propriétaire de quel champ on parle. Puis, s’il n’y a pas de ferme à l’horizon on va dans la première maison qu’on trouve, on leur demande (si le champ ne leur appartient pas) qui est le propriétaire et où il se trouve pour lui demander (jusque là personne ne nous a dit non). On retourne au champ et on fait comme dans le blog qui explique comment ça se passe. Pour l’eau on va dans des maisons et nous demandons s’il est possible de remplir nos deux outres.

Léo – 22 juin, on se croirait en France.

28 juin 2010

Le Danemark c’est pire que la France. Je sais que ça ne fait que deux jours qu’on y est mais on n’a quand même toujours pas réussi à faire une route plate sur 200 m. Les champs sont pleins de bosses. En plus quand il pleut ça crée des cuvettes. Mais autant voir le verre à moitié plein : maintenant on voit des élevages de biches et de cerfs dont la photo est sur le blog (ne soyons pas trop heureux car ils risquent de finir dans une assiette). En plus maintenant quand on a le vent de face, les lièvres ne nous entendent pas et ne nous voient pas. Alors, dès qu’ils nous voient, ils détalent comme des malades et on les voit s’enfuir assez longtemps.

Léo – 21 juin, changement de monnaie

28 juin 2010

Dans un blog j’ai parlé des plaques d’immatriculation, mais je ne connaissais pas les plaques du Danemark et de la Norvège. Maintenant nous sommes à 2 km de l’avant dernier pays avant le retour (Danemark), il y a des plaques jaunes et des blanches (Grande Bretagne), des blanches avec de grosses lettres rouges (nous ne savons pas d’où ça vient) et maintenant des blanches avec des lettres et un cadre rouge (Danemark) avec minimum 5 chiffres à l’arrière. Revenons au sujet du titre. Vous savez sûrement que tous les pays n’ont pas la même monnaie, et bien le Danemark, la Norvège et l’Angleterre font partis de ces pays. Au Danemark la monnaie s’appelle la couronne. Cette couronne vaut moins que l’euro (l’euro est l’une des plus fortes monnaies). Deux euros valent 15 couronnes. Pour avoir des couronnes, il faut aller dans les banques afin d’échanger.