Archive for the ‘Pays Bas’ Category

Winshoten – Nordstrand

19 juin 2010

Nous voilà à Winshoten pour récupérer cartes, lentilles de contact, morceaux d’arceau pour la tente et bouquins en poste restante. Première contrariété, la poste dont nous avions donné l’adresse est fermée depuis 2 mois. Un panneau devant envoie vers une autre poste, pas de problème, nous y allons. Deuxième contrariété, pas de paquet nous attendant dans cette poste. Après des recherches via internet, et mamans Mallard et Brabant, nous apprenons que un des paquets est reparti et que l’autre a bien été livré dans ce second bureau et réceptionné par Isle. Nous y retournons et trouvons Isle, pas fute fute qui a retourné le colis car elle ne connaissait pas de Mallard, ni la poste restante !!! Bref, en abrégeant nous sommes restés 3 jours à Winshoten pour récupérer des paquets que nous n’avons jamais eus. Nous repartons donc vers l’Allemagne en ayant retrouvé une nouvelle adresse de poste restante pour faire un renvoi des paquets, cette fois merci grand Léo. La météo nous annonce de la pluie pour toute la semaine, au moins nous sommes prévenus.

La ville n’est pas notre environnement favori. Avec tout notre équipement (tentes, chaussures de rando, matériel de cuisine…), autant nous sommes les rois du monde en bivouac dans notre bout de champ paumé dans la campagne, autant nous nous sentons lourds, patauds, pas à notre place au milieu des gens et de la circulation, dans nos habits un peu crasseux et avec nos cheveux mal coiffés.

Le passage de la frontière entre l’Allemagne et les Pays Bas est juste marquée par la fin de la piste cyclable, qui s’arrête net au milieu de la route ! Par la suite les pistes s’avèrent souvent présentes, mais généralement moins bien entretenues et surtout beaucoup moins utilisées qu’en Belgique et aux Pays-Bas. Le vélo n’est plus identitaire, la voiture reprend sa place, ce qui change l’ambiance en ville et en dehors. Rouler en vélo est quand même beaucoup plus facile qu’en France, tant en ce qui concerne les aménagements que le comportement des automobilistes. Détail surprenant, on voit beaucoup de casques sur les têtes (des cyclistes), alors qu’aux Pays-Bas c’était bien le dernier accessoire qu’on trouvait chez les marchands de vélos.

Toujours des drapeaux devant les maisons, peut-être un peu moins quand même qu’aux Pays-Bas, par contre beaucoup de voitures sont affublées d’autocollants aux couleurs de l’Allemagne, de petits drapeaux accrochés à la vitre… Devant les maisons, plus de cigognes et panneaux avec les prénoms des nouveaux nés, mais de grands cœurs avec des chiffres au milieu annonçant l’anniversaire de mariage, voire un anniversaire tout court. Nous retrouvons les mots d’Allemand pour nous faire comprendre, et c’est tant mieux car l’anglais est beaucoup moins connu que chez les Néerlandais.

Au nord-ouest de l’Allemagne, la campagne se fait plus bocagère, moins systématiquement marquée par l’emprise de l’homme. Nous nous remettons donc avec bonheur au bivouac « sauvage » (mais généralement en ayant pris la peine de demander), en alternance avec les campings, moins nombreux qu’aux Pays-Bas. Entre Itzehoe et Husum, nous traversons même une vaste zone assez déserte et vallonnée de champs, de bois et de marais.

Weather-Online n’avait pas menti, il pleut toute la semaine. Mais, jamais au montage ou démontage de la tente, ni pendant les pauses et très rarement dans la journée mais plutôt la nuit.

A Hahn, nous arrivons dans un grand camping atypique, ancien centre pour les tuberculeux, puis centre militaire de la marine. Au milieu de la forêt, avec des bâtiments un peu humides et sentant franchement le renfermé. Mais accueillant, tranquille et finalement très sympa. D’autres campings originaux suivent : un tout petit, réservé aux vélos, avec cette fois une cabane à disposition des enfants, et des bières et glaces à disposition au frigo. Nous (adultes) préférons la tente. Le tout dans un centre équestre avec un propriétaire d’une grande gentillesse nous proposant de disposer de sa maison comme de la  nôtre. Un autre jour encore, par facilité et vu l’heure avancée, nous nous arrêtons dans un camping à caravanes « pourri »… mais extraordinaire ! Il est situé juste en bordure du canal de la mer du Nord à la Manche et l’on voit passer au dessus des petits toits blancs les énormes infrastructures des porte-conteneurs et autres gros bateaux.

Au cours d’une de ces nuits, les aventures de Lila continuent puisqu’en glissant au bord de la tente et alors qu’il pleuvait vraiment fort, elle se réveille le duvet mouillé. Après avoir vérifié qu’elle n’avait pas fait pipi au lit, elle nous appelle pour qu’on vienne gérer. Il est 4 heures du matin, il fait jour et il pleut dehors ! Finalement nous dormirons tous les trois dans notre tente, Léo comme un roi tout seul au milieu dans la sienne, de son avis, sa meilleure nuit depuis le début !

Par endroits, en l’absence de vent, les medgees apparaissent le soir vers 9h, une bonne demi-heure avant le coucher du soleil. Assez vite, rester dehors sans protection devient très inconfortable, sauf à se déplacer en permanence. Elles nous attendent aussi le matin, tant que le jour n’est pas suffisant.

Dans cette zone rurale, nous trouvons assez peu de commerces, et surtout des petits supermarchés discount genre Aldi ou Netto… Pas toujours facile de varier les menus ni de tester les spécialités locales. Les bières que l’on trouve sont plutôt lavasse (et pas de Kriek !). Ah si, le pain, notamment le Volkorn Brot à la farine de seigle et diverses céréales, coupé en minces tranches, très foncé et tellement lourd qu’il tombe directement au fond du bol du matin : un délice !

Nos aventures avec la poste restante continuent puisque la poste allemande refuse les paquets (ne prend que les lettres) et que c’est justement ce que l’on nous avait envoyé ! Ce sera à ce jour le plus gros point noir de notre balade (c’est dire) ! Tout cela est vite oublié après avoir écumé tous  les opticiens de la ville et trouvé des lentilles pour Pascal et racheté les cartes qui nous manquaient.

Juste après Itzehoe, nous trouvons de nouveau un camping atypique… naturiste ! Heureusement il faisait froid et nous n’avons pas eu besoin de nous déshabiller de trop, seule les douches communes et sans porte ni rideau ne nous ont pas trop laissé le choix quant à une éventuelle pudeur.

Aujourd’hui 19 juin, nous sommes au bord de la mer depuis 3 jours, il pleut, le vent est violent (rafales à huit) et Pascal est couché, son dos rechignant quelque peu (ça va mieux, nous devrions pouvoir repartir demain)… Nous venons de manger dans un petit restaurant, du poisson et des röstis, très bon. C’est marrant de commander des trucs sur une carte en faisant plouf plouf, et d’avoir la surprise une fois que l’assiette arrive. Nous n’avons encore jamais été déçus.

Les dernières photos sur Picasa

Appelsha – Winschoten

13 juin 2010

Ben alors, où sont les nouvelles ? Et oui, nous sommes maintenant en Allemagne depuis 1 semaine (voir la route). Nous venons de traverser l’Elbe par le bac de Wischhafen après deux bonnes journées de pédalage. Promis, nous allons arrêter de boire des bières le soir et prendre le temps de vous raconter un peu. En attendant, heureusement que les enfants sont là pour écrire. A la vôtre !

Les photos sur Picasa en avant-première :

3 juin, 8h. Il fait doux déjà, dans le camping sous les pins de Norg. Pas de bruit – les rares occupants du camping dorment encore ou sont dans leur caravane – si ce n’est le chant des oiseaux et une petite brise dans les branches hautes. Grand beau, le soleil filtre entre les troncs. Demi-ombre et odeurs de résine. Ça sent l’été…

Lila – méli-mélo

13 juin 2010

Il y avait une chenille qui ressemblait à un bout de bois.

On a mangé dans une cabane et il y avait deux nids d’hirondelles.

Je me suis tordu le pied dans un camping sur un matelas très grand, il était gonflé avec de l’air.

29 mai. On a acheté une peluche. Le nom de ma peluche est Mitou.

3 juin. Maman m’a tirée toute la matinée, très très très étonnant.
On a fait tomber le crayon, on l’a récupéré il était tout mouillé.

4 juin. On est passé devant une église qui faisait de la musique.
On est dans un camping, il y a des chevaux, un chien et des lapins.

Léo – 6 juin – Plan détaillé

13 juin 2010

Aujourd’hui nous sommes toujours au même camping et j’ai fait un plan avec tous les chemins à emprunter, les passages secrets, les principaux endroits où nous allons : toilettes, tentes. Avec ce plan j’ai inventé pas mal de jeux mais nous n’en avons fait qu’un que nous venons de finir. Je sais qu’on est dimanche mais j’écris quand même parce que je ne l’ai pas fait hier.

Léo – 4 juin – Ne pas se fier aux apparences

13 juin 2010

Hier nous sommes allés dans un camping avec un grand étang. La responsable nous avait dit que l’eau était à 20° C. Quand on le dit ça ne parait pas mais je peux vous dire (et je suis allé dans l’eau) qu’il y a une grande différence entre 20° et 16°. Ca fait : j’essaie d’aller dans l’eau jusqu’au maillot pendant 10 minutes ensuite on se jette dans l’eau on suffoque un peu et on sort de l’eau en disant qu’elle est trop froide et qu’on ne va pas se baigner. J’invite ceux qui ne me croient pas à essayer.

Léo – Observatoire

13 juin 2010

Aujourd’hui nous avons mangé à côté d’un observatoire à oiseaux dans lequel se trouvaient deux oiseaux ressemblant à des hirondelles ainsi que deux nids. La femelle couvait pendant que le mâle faisait du bruit très loin pour écarter les prédateurs loin du nid. J’ai pris des photos. Le mâle est rigolo parce qu’il n’arrête pas de rentrer et de sortir. A l’heure qu’il est, papa et Lila effectuent le sauvetage du crayon de maman qui est tombé dans l’eau.

Léo – nids d’insectes

13 juin 2010

Hier en nous couchant nous avons sorti une énorme araignée (merci lunettes), nous avons explosé deux ou trois moustiques et on n’a pas réussi à fermer l’œil avant 10 heures à cause d’un coléoptère de la taille d’une souris sans queue qui faisait un bruit d’enfer. Le matin j’ai entendu et vu une demi douzaine de scarabées et j’ai sorti une autre araignée de la tente malgré sa détermination pour rester dedans.

De Eemhof – Appelsha

2 juin 2010

En quittant Center Parc on longe assez longtemps la Velouwemeer (pour ceux qui se demandent, c’est de l’eau douce !), zone passablement touristique avec par endroits de gigantesques campings. Mais nous découvrons aussi les Natuurkampeerterrein, dont certains (dont celui de Zeewolde) ne sont pas gardiennés et où on laisse le paiement dans une boîte aux lettres. Vous remarquerez au passage cette étrange manie dans la langue néerlandaise du doublement des voyelles, et les mots de trois kilomètres (ils sont fous ces Hollandais).

Après la région très urbanisé d’Utrecht, on traverse un paysage beaucoup plus rural, et les lotissements aux petites maisons bien rangées laissent la place à de grosses demeures plus traditionnelles, qui jouxtent souvent l’élevage.

Ce ne sont pas les campings qui manquent, par confort et souvent nécessité nous y dormons tous les soirs, à la grande joie des enfants qui y trouvent souvent pleins de jeux, et avec quelques regrets de Pascal pour la tranquillité et la liberté des bords de champs (ce soir nous avions par exemple un groupe de boulistes à 3 m de nous pendant que nous dînions, cela a permis aux enfants de manger assis devant le jeu, on les aurait cru devant un écran de télé diffusant un match, chacun avait choisi son équipe.).

On pensait avoir fait le tour des paysages aux Pays Bas, grandes étendues de pâturages, forêts landaises, polders en cultures, zones marécageuses du bord des rivières… Mais que nenni, nous venons de traverser une vaste zone de landes et de forêts (dans le périmètre du parc national du Drents-Friese Wold), assez inattendue. Mais qui dit forêt, dit moustiqueS, nous faisons des concours avec eux, genre 15-0 pour Pascal qui adore les attraper au vol pour les écrabouiller (sadique !). Par contre beaucoup moins facile avec les midges, sales petites mouches minuscules et très vives qui ont l’apparence d’inoffensifs moucherons et s’avèrent beaucoup plus voraces, nous laissant des petites marques rouges qui grattent, qui grattent…

Lila va beaucoup mieux, en plus je la remorque régulièrement pour éviter qu’elle ne se fatigue trop. On en profite pour réviser les tables de multiplication, qu’elle maîtrise parfaitement et les conjugaisons (déjà moins facile pour elle).

Après une bonne journée de pluie, grise et ventée (plus ou moins dans le dos) comme il se doit, le soleil est de retour, tadaaa.

Dimanche, sous la pluie donc, nous traversons de jolis paysages et de jolis bleds (dont Molecaten), déserts ou quasi. On croise quand même quelques cyclistes sur le chemin, en général mal équipés pour la pluie et bien mouillés. Nous passons aussi deux bacs. A l’embarcadère du premier, paumé dans la campagne, une bande de joyeux lurons chantent au son de l’accordéon, à l’abri d’un auvent accoudé à une caravane. Le second bac est peu banal, tiré à la main sur un câble (vous admirerez ci-dessus l’air concentré du batelier !). Ambiances, et sympathiques rencontres.

Arrêt le midi dans une baraque à poissons, typiquement local ; dégustation de hareng cru et de hareng fumé (ou séché ?), c’était bon. Dégustation aussi d’autres poissons frits, les enfants ont adoré. Nous découvrons un autre truc (et vous allez comprendre pourquoi « truc ») ressemblant à un poisson momifié sous son emballage plastique, mais qui s’avère être du maquereau fumé et surtout drôlement bon.

Nous avons utilisé le bon pour le pressing, les duvets des enfants ne sentent plus le poulailler, ce n’est pas plus mal le matin quand on ouvre la tente.

Les photos sur Picasa

Léo – Danger, vélo prioritaire

2 juin 2010

Avant je me disais que la France respectait bien les vélos, dépensait une fortune pour les pistes cyclables et c’était correct. Maintenant que j’ai vu la Belgique et la Hollande, je dis la France zéro. Au moins ici il y des routes pour vélos (plates) espacées de la route avec des vrais ronds-points pour vélos. Les routes sont très bien indiquées (ex : LF5 par là), des panneaux d’indication routière pour vélos et même des pointillés sur la route. C’est quand même génial.

Léo – Le camping, comment ça se passe

2 juin 2010

Dans ce voyage je dis rarement comment ça se passe, comment on pédale, comment on mange. Je vous aurai au moins dit comment le camping se passe. On arrive vers 5h ou 6h, Lila et moi montons les piquets, pendant que les parents préparent les tentes. S’il pleut on monte le Tarp et on mange en dessous. On fait cuire la nourriture sur le réchaud 9 ou 10 minutes en moyenne mais avec les pâtes ça prend presque ¼ d’heure. En attendant on prend l’apéro, Lila et moi avons un Fanta et les parents des bières avec des chips et des TUC. Ensuite on mange, on se lave les dents et on va dormir. Parfois on regarde un film ou on joue aux cartes, petite bagarre entre frère et sœur puis on dort. Des fois Lila recrache le dîner pendant la nuit mais rien de plus.

Léo – pétards bizarres

2 juin 2010

Aujourd’hui, j’ai fait mes 5 derniers pétards, mais de l’eau avait abîmé la poudre. Le premier s’est envolé à 1 cm du sol pour retomber, le 2ème est allé plutôt haut mais c’est tout, le 3ème, lui, s’est envolé aussi haut en envoyant de la fumée partout, le 4ème la mèche s’est arrêté à quelques millimètres du pétard et le 5ème, la mèche s’est arrêté à 1 cm du pétard.

Léo – Des gadgets

2 juin 2010

Avant on n’avait rien pour s’amuser, les jeux des campings c’était déjà pas mal, mais maintenant, avec deux parachutistes, un produit à bulles qui n’explosent pas, de la pâte à ballons, deux frisbees et des jeux de cartes… Ça va, mais les parachutistes restent dans les arbres, les bulles s’envolent sans qu’on les touche, on n’a pas trois tonnes de pâte à ballons, les frisbees ne marchent pas et on en a rapidement marre des jeux de cartes.

Turnhout – De Eemhof

27 mai 2010

En partant de Turnhout, accompagnés du grand Léo, nous arrivons rapidement en Hollande, puis en Belgique, puis en Hollande et comme ça 7 fois de suite sur quelques kilomètres. Pas ordinaire ! Apparemment la situation s’est stabilisée comme ça.

Ici, comme en Belgique, lorsqu’il y a une naissance on met des cigognes en carton, en plastique, en bois devant la maison avec le prénom de l’enfant. Merci à Léo (le grand) de nous avoir expliqué tout ça. Idem pour les vaches qui ne sont pas OGM (vous y aviez cru ?), mais sélectionnées pour leur arrière-train. Ce qui fait le régal des vétos puisque plus aucune naissance ne se fait sans césarienne.
Nous prendrons le bac plusieurs fois pour arriver à Utrecht, les enfants adorent, c’est toujours ça de moins en vélo. Nous traversons des paysages assez variés, plus que je ne l’aurais pensé. C’est beau, il y a un délicat fumet qui parfume l’air ambiant dans les zones d’élevage (c’est-à-dire partout où il n’y a ni bois ni maisons). Depuis Turnhout, il fait de plus en plus beau (malgré le vent du nord qui résiste aux cierges, trèfles…), c’est bien pour plein de raisons : école plus facile, moins de couches d’habits à enfiler le matin… et surtout, les champs sont fauchés et c’est top pour poser une tente – encore faut-il trouver le propriétaire du champ et lui faire comprendre que l’on veut dormir là et non dans son jardin !

Pour les courses, nous commençons à devoir nous adapter parfois par choix, style gouda vert criard (au pistou) – qui ne risque rien n’a rien. Parfois, par ignorance quant à la signification de l’étiquette, c’est comme ça que Pascal et les enfants ont fait un petit déj au lait caillé (karnemelk)… ils ont pas aimé. Quoique, dans le thé, ça fait une expérience intéressante : la chose précipite en prenant toute la couleur du thé. L’expérience s’est arrêtée là, personne n’a voulu boire.

Centre d’ Utrecht un vendredi soir, les vélos garés à touche-touche sur le bord des rues pavées pendant que leurs propriétaires boivent une bière sur le trottoir, tellement le bar est plein (genre le Bidule de Pornichet pour ceux qui connaissent). Toi tu viens de faire plus de 50 km, tu es un chouia fatigué et là tu te rends compte que sur ces autoroutes à vélos il faut faire attention aux voitures (quand même) mais aussi aux vélos qui foncent droit devant eux en klaxonnant pour te prévenir (quand ils le font) que tu vas te faire raser par un mec plus rapide que toi.

En fin de cette longue journée, notre pauvre, pauvre Lila que j’avais décrochée (c’est un peu dangereux en ville cette corde (tire-Lila) entre nous deux) fait une nouvelle chute sur du bitume râpeux, et pour être râpeux il râpe : le genou et le coude ! C’est un peu moins profond que la dernière fois, ça devrait guérir plus vite. Au camping, où nous finissons par arriver, je fais des pansements à Lila et elle va regarder son frère qui joue au bord de la rivière. Ca ne loupe pas, elle revient trempée, elle est tombée dans la rivière. Il faut refaire les pansements, il est presque 21h30, nous n’avons pas encore mangé…

Le lendemain nous allons à Amsterdam chercher des petits fauteuils de randonnée chez le fabricant, nous en avions déjà 2 (merci encore Gaëlle et Manu) mais 4 ce serait le pied, alors pourquoi se priver. On en profite pour regarder un peu la ville mais c’est le week-end de la Pentecôte et il y a vraiment trop de monde pour nous (mais que sommes-nous devenus, Pascal on savait déjà, mais moi ?). Dans la bataille nous n’avons pas trouvé de pharmacie pour Lila. Il n’y en a pas beaucoup et en plus elles sont fermées le samedi. Pendant que nous faisons les courses, une dame regarde le genou de Lila avec le pansement pitoyable qui pendouille, mais nous n’avons plus de gaze ni homéoplasmine (The pommade miracle). Elle parle français et nous propose de nous donner ce qu’il faut chez elle. Nous voilà dont chez Bonni (Espagnole, depuis 3 ans à Utrecht, après un passage à  Bruxelles entre autres) à prendre une bière en soignant Lila. Super moment, même pour Lila qui retrouve le sourire devant un bol de rondelles de saucisson et de pain. Quand à Léo il est dans une chambre à côté à prendre la pâtée sur une partie de Mario sur Wii, avec le fils de Bonni et un ami de celui-ci.

J’adore tous ces vélos, ces gens différents qui se croisent dans tous les sens. Tu passes de l’étudiante super sexy, au cadre costard cravate sur un vélo pourri qui couine tout ce qu’il peut en passant par un couple bcbg, la dame en jupe tailleur assise en amazone sur le porte-bagages. Sans parler de tous ces enfants posés à l’avant, à l’arrière, dans des caisses, des chiens dans la sacoche. Bref, c’est un festival pour les yeux.

Aujourd’hui (24 mai) nous sommes sur la route de, tenez-vous bien, Center Parc ! Cela fait presque 2 mois que nous sommes partis et les enfants qui, tout de même, ne râlent presque pas (trop), méritent bien ce petit luxe. Nous les parents allons tâcher de ne pas (trop) râler pendant ces presque 4  jours. Ce n’est pas gagné surtout pour le troll de la famille… Pendant la pause de midi où j’écris ces lignes, Léo est en train de travailler La gloire de mon père de Marcel Pagnol, ce n’est pas facile à comprendre, mais décortiqué ça fait de bonnes leçons d’éducation civique.

 Finalement, ce n’est pas pauvre, pauvre Lila, mais pauvre, pauvre, pauvre Lila. Notre dernière nuit en camping avant Center Parc est épique : Lila à 2 heures nous réveille, elle vient de vomir, heureusement en épargnant son duvet. Heureusement aussi, nous sommes dans un camping avec douche à volonté… Par contre, il faut me voir en pyjama, partie dans le noir aux tentes chercher une brosse à dents, et complètement paumée dans les bois où elles étaient censées se trouver… Finalement je retrouve mon chemin et Lila, le lendemain midi, s’enfile une barquette de fraises et se fait remorquer toute la journée.

Le camping dans lequel nous étions à Barlicum était très sympa, il y avait un coin randonneur dans les bois (donc), que nous partagions avec un couple de canadiens partis aussi en vélo pour quelques mois vers le Danube.

On commence à s’habituer au pays et à ne plus remarquer, par exemple, les nombreux vélos arrêtés devant chaque magasin. Mais il reste l’obstacle de la langue, et on garde une vision assez extérieure de la société néerlandaise.

Quant à Center Parc et sa rivière sauvage… Nous, les parents, sommes fourbus et les enfants se régalent. Actuellement ils regardent Dora l’exploratrice en Allemand, un bonbon vert gluant à la bouche en ayant l’air de prendre du bon temps, c’est dire !

Les photos sur Picasa

Léo – Changement de pays

27 mai 2010

Aujourd’hui nous sommes arrivés en Hollande et nous avons passé 7 fois la frontière Belgique – Hollande. Pour manger nous avons choisi le paradis des chenilles où la poubelle était verte (de chenilles) avec un cimetière tellement bizarre qu’il faut traverser un rideau de feuilles pour y aller. Là, il y a une église en train de se faire décorer et il n’y a pas un grain de poussière à l’intérieur.