Archive for the ‘Tour de Manche’ Category

Troisgots – Vezin

16 août 2017

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Vendredi, un dernier coup d’œil vers notre gîte rien-qu’à-nous. Après Tessy-sur-Vire, nous quittons l’ancien chemin de halage du bord de Vire pour rejoindre les petites routes normandes.

Petites routes… qui font mentir les lois de la physique: on pourrait croire, l’altitude, c’est comme la matière, rien ne se perd, rien ne se crée. Et ben, non. Quand ça monte, ensuite ça descend. Mais quand ça descend, c’est que ça va remonter. Donc ça monte deux fois plus que ça ne descend! (écrit à jeun, même pas d’excuse). [extrait d’élucubrations pascaliennes]

Le beau temps étant là, nous trouvons le soir une grande pâture en bord de Vire (juste avant Vire), que l’éleveur nous laisse occuper très gentiment. La nuit tombe, le vent ne souffle plus, seul le clapotis de l’eau qui court sur un radier se fait entendre. Je bouquine en m’endormant doucement sur mon siège, Pascal s’occupe des photos.

Samedi, réveil au sec, l’herbe n’est même pas mouillée par la rosée. Nous plions tranquillement quant le maire de la commune vient nous rendre visite en voiture pour parler du Pays de Vire et de ses entreprises familiales, fidèles et florissantes mais aussi du centre de Vire qu’il faut redynamiser.

Nous montons haut pour visiter une ville sous la bruine et effectivement nous trouvons un centre assez terne. Mais il est vrai que nous sommes en août et que de nombreux magasins sont fermés pour les vacances et que la grisaille n’arrange rien. Nous rejoignons la voie verte (ancienne voie ferrée) qui nous mène à bonne allure jusqu’à Mortain, étape que nous avions faite avec les enfants en 2010. Longue pause le midi dans l’ancienne halle à marchandises de St-Germain de Taillevende, joliment convertie en halte pour les randonneurs et qui nous permet de laisser passer les dernières pluies.

Le petit camping de Mortain, au pied de la chambre d’agriculture (maintenant devenue le CJS, centre pour les jeunes et l’emploi ou un truc comme ça) est toujours aussi peu cher mais moins tranquille que dans nos souvenirs d’avril 2010 (forcément!). Cette fois, il est occupé par une famille de gens de voyage, d’autres cyclotouristes et tout un groupe de MUL (Marcheurs Ultra Léger) arrivés tardivement installer leurs tarps tout autour (amis des ronflements bonsoir). Beaucoup trop de monde avec du coup des douches presque froides mais bon c’est folklorique… Sauf que certains MUL peu civils reviennent tard du bar et blablatent…

Dimanche, réveillés par les MUL assez tôt, nous allons nous balader sous le soleil jusqu’à la chapelle Saint-Michel qui permet, normalement, de voir le Mont du même nom au loin. Matin encore brumeux, mais quand même on le voit (avec la foi). De retour sur nos vélos, nous descendons sur de nombreux kilomètres 🙂 – en même temps on les avait monté – en direction de St-Hilaire du Harcouët puis vers Fougères (nous quittons l’itinéraire du Tour de Manche). Au bout de quelques kilomètres nous dépassons nos MUL, ils n’ont pas beaucoup avancé… z’avaient qu’à plus dormir, gnark gnark. « Ben c’est ça qu’il nous faudrait, des mulets! » [dixit une MUL visiblement pas totalement convertie, nous voyant passer].

Le soir, nouveau bivouac en champ, trouvé in extremis avant Fougères au bord de la voie verte , en hauteur cette fois. La météo s’y prête vraiment (les hirondelles sont tellement haut dans le ciel que nous ne les voyons pas) et après Mortain on apprécie d’être de nouveau seuls et seigneurs de ce petit bout de terre.

Lundi, nous nous rapprochons de Vezin. Nous avons vraiment mis moins de temps que prévu, Pascal se rend compte qu’il a fait les calculs en se basant sur des semaines de 5 jours, euh rappelle moi ton école mon chéri ? Nous prévenons Léo qui nous risquons d’arriver dans la soirée… il n’est pas ravi 🙂 Nous pédalons sous un fort soleil en nous disant que finalement la pluie avait du bon et que la météo que nous avions eu avait été parfaite, sans commentaires…

La balade est terminée. Nous avons fait environ 1200 kilomètres. La pluie nous a souvent dissuadés de nous arrêter en chemin mais elle nous a aussi donné de beaux paysages (bien verts!) et de belles lumières. Et aussi de pédaler sans souffrir de la chaleur. Et puis c’est marrant de voir les hirondelles faire des piqués et des vols en rase motte. Le temps est passé un peu vite, la prochaine fois on prendra plus de temps pour des visites et des escapades, ou attendre que la pluie s’arrête en restant sous le duvet 🙂

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Les photos ici

… et les traces GPX de préparation du circuit, pour ceux à qui ça pourrait être utile (sans garantie, car pas toujours suivies exactement !).

Cherbourg – Troisgots

12 août 2017

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Mardi, arrivée à Cherbourg sous un ciel couvert mais sans pluie. Nous passons par le château des Ravalet que nous prenons le temps de visiter. Une artiste peintre est en résidence c’est plutôt chouette, original, il y a beaucoup de toiles et de montages, toutes sur le thème des Ravalet (soi-disant rapports incestueux entre un frère et une sœur). Dans la chambre bleue de Marguerite Ravalet, nous trouvons d’anciennes petites peintures pornographiques dans des tiroirs… surprenant. Nous arrivons le soir dans l’aire naturelle de camping de l’Oraille près de Bricquebec, où l’accueil est très sympa (on avait oublié l’apéro, ils nous ont donné des chips et un excellent cidre), et l’ambiance aussi.

Mercredi, journée sous la pluie. Pascal est persuadé que nous suivons le nuage. Je crois qu’il a raison mais il faut bien avancer, et si en continuant nous finissons par le dépasser, c’est dire si nous allons vite 😉 Nous sommes sur une ancienne voie ferrée, revêtue par un stabilisé rouge un peu ancien qui colle aux roue avec la pluie et crépit les vélos. Le soir nous arrivons au camping trois étoiles de Carentan sous une pluie battante. Le camping est peuplé, pas sympa et l’accueil non plus. Nous nous servons d’un tuyau d’arrosage pour enlever la terre rouge sur les vélos et les sacoches, idem pour les jambes. Nous nous réfugions au restau, il pleut vraiment trop malgré l’accalmie annoncée par Météo France (dont les prévisionnistes sont manifestement en vacances). Sur les conseils d’un passant nous mangeons dans un très bon restaurant, le Comptoir du Marais, au bord du port (pour ceux qui passeront par là). La nuit se fera sous des averses impressionnantes qui ont le mérite de masquer le bruit du sèche-mains des toilettes qui se trouvent juste devant notre tente…

Jeudi, pluie toute la matinée, nous partons avant le petit déj pressés de quitter ce camping. Après quelques péripéties (ce n’est pas notre jour) nous nous arrêtons le long du canal pour un petit déj entre deux averses. Une canette de bière s’est percée dans une sacoche, le côté positif c’est que ça sent meilleur que le lait, le côté négatif (outre la bière en moins) c’est les chaussures de Pascal qui baignent dedans (vu la météo, elles ne sont pas prêtes de lui manquer). Pascal passe la matinée à enlever et remettre la cape de pluie, je crois que son humour est en train de s’émousser et il n’a pas encore lu ce que je suis en train d’écrire 😉

Lessive à Saint-Lô, il était temps ça sentait vraiment mauvais 😉 Le temps s’arrange. Nous longeons la Vire, où les kayaks de location ont remplacé les barques de transport à fond plat. Arrêt ce soir dans un gîte le long de notre route (le Moulin Hebert à Troisgots). Ce n’était pas prévu mais en passant l’endroit nous a séduit, une ancienne maison éclusière en bord de Vire éloigné de toutes routes. Nous nous retrouvons à deux avec le gîte en entier et ses 12 lits à notre disposition 😉 Petit apéro sur le banc dehors au soleil avec la bière qui restait, elle est pas belle la vie ?

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Litton Cheney – Portsmouth

11 août 2017

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Samedi, grosse journée. Le matin nous montons jusqu’à la tour de Hardy, un peu avant Dorchester. Point culminant, selon une cyclotouriste anglaise croisée là, aussi âgée qu’alerte et volubile. « Ensuite, jusqu’à Dover [sa destination], ça ne fait que descendre » nous fait-elle d’un clin d’oeil. Have a safe road! De fait on a un point de vue à 360° sur le paysage environnant, le bocage du Dorset côté est et une campagne plus cultivée et domestiquée côté ouest et… sur un magnifique orage qui nous arrive droit dessus. Nous restons à l’abri dans le bas de la tour le temps qu’il passe. Belles lumières mouillées avec le soleil qui revient. En fin d’après-midi nous arrivons dans des landes magnifiques. Les chevaux se promènent en liberté sur les routes et les voitures roulent au pas pour les contourner. Nous croisons plein de lieux de bivouacs paradisiaques mais nous n’avons pas d’eau et surtout je pense que c’est interdit (nous sommes dans un parc). Il faut le souligner il fait BEAU. Pour finir nous arrivons assez tard dans un camping surpeuplé dans une forêt de pins, la tête de Pascal qui revoit tous les lieux de bivouacs que nous avons croisés… En plus c’est samedi soir et toutes les familles sont là pour faire la fête autour d’un feu de bois (je rappelle que nous sommes en Angleterre avec une météo très humide et que le bois pas sec fume beaucoup…). Ca ne m’empêche pas de m’endormir dès que ma tête touche l’oreiller.

Dimanche, départ assez tôt au milieu des feux éteints. Nous continuons de traverser la bruyère et allons au bord de la mer. Les voitures font la queue pour entrer sur le parking de la plage et il est 9 heures du matin. Nous ne mettons pas tout de suite le maillot de bain, on va tester les orteils d’abord… on s’arrêtera au dessus du genou 😉 Ensuite, bac (à chaînes) pour une traversée vers Sandbanks. Le tour de Manche s’arrête là (embarquement à Poole) mais nous avons le temps de continuer jusqu’à Portsmouth comme prévu au départ. A Bournemouth, longue agglomération en bord de mer, il est interdit de longer le front de mer à vélo entre 10 heures et 18 heures, réservé aux piétons en été (c’est vrai qu’il y a beaucoup de monde sur cette plage qui fait bien une quinzaine de kilomètres de long). C’est très surveillé et malgré plusieurs tentatives nous nous faisons refouler : Law is the law, oui ben moi je ne roule pas en électrique et les voitures nous rasent bien les fesses… à nous les côtes et descentes. Si les Anglais nous ont toujours laissé la place sur les petites routes, dès que nous sommes sur des axes plus larges et plus passants ils sont moins délicats et nous dépassent vite et parfois de près. Nous retrouvons la campagne avec plaisir, longeons plusieurs grands champs de panneaux solaires, et à nouveau de très belles landes humides avec les bruyères en fleur. Nous y croisons un camping mais il faut avoir ses propres toilettes (to dig a hole on the soil pour faire ses petites affaires n’est pas autorisé, non monsieur). Nous passons finalement la nuit dans un petit camping à la ferme à Sway, nous partons pour l’île de Wight demain par bateau.

Lundi, nous prenons le bateau pour l’Ile de Wight sous la pluie. Le lendemain, le ferry pour Cherbourg est à 9 heures du matin, nous devons y être pour 8 heures, le ferry depuis l’île de Wight est au départ à 7 heures. Du coup, nous prenons une chambre chez l’habitant de l’autre côté de l’île. Le midi nous mangeons dans un pub ou Pascal a encore une fois toutes les peines du monde pour faire comprendre qu’il veut une bière ambrée. Il a tout essayé, l’accent devant, derrière, en l’écrivant mais il est rare qu’il soit compris, il faut voir son sourire quand enfin il a une bonne bière devant lui (ce qui n’est pas le cas à chaque fois). L’île est très grande et farcie de voitures, nous la traversons sous le soleil mais les voitures omniprésentes gâchent un peu la traversée. Nous arrivons avec sacoches et tennis un peu crottées dans une petite maison toute moquetée… Le soir nous mangeons dans un pub-restaurant un très bon poisson.

Mardi, départ aux aurores sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller la maison, pour prendre le ferry pour Portsmouth. Nous arrivons un peu en avance et c’est tant mieux parce que la route dans Portsmouth pour arriver à l’embarcadère de la Brittany Ferries n’est pas évidente et nous faisons un ou deux demi-tours comme ça avait été le cas en 2010. Nous allons quitter l’Angleterre et les Anglais et leur magnifique accent (à l’école on nous faisait écouter des dialogues anglais, on se disait bon ça va, pas la peine d’en rajouter sur l’accent, j’ai compris qu’il fallait monter et descendre. En fait, ils parlent comme ça en vrai 🙂 Nous quittons l’Angleterre sous un rayon de soleil…

Les photos commentées ici

Okehampton – Litton Cheney

7 août 2017

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Mercredi… c’est pluie. Le bruit des gouttes sur la tente et les rafales de vent qui secouent la toile nous réveillent vers 5h30. On somnole jusque vers 9h, Pascal doit faire réparer son vélo dont un ressort de frein a cassé hier soir et le vélociste du bled voisin ouvre à 10h. Il pleut toujours (d’ailleurs ce ser a sans discontinuer jusqu’au soir), Anne est bien obligée de rester attendre à bouquiner dans son duvet ;-).
Au « centre » de Topsham, un magasin d’antiquités occupe un bâtiment de 3 niveaux au bord de l’estuaire de l’Exe qui abrite, entre autres, une collection terrible de vieux outils de travail du bois (ciseaux, chignoles…), à en faire baver un que je connais. Et puis, il y a la chouette petite boutique du loueur réparateur de vélos Route 2. Réparatrice en l’occurrence, bricoleuse dans l’âme, assistée d’un jeune chat blanc et noir. Elle n’a pas la pièce et passe plus d’une heure sous la pluie (le vélo ne rentre pas dans l’atelier) à essayer de trouver un ressort qui s’adapte dans son stock de pièces d’occasion, pour finir in extremis par attacher un bout de tendeur entre le bras du frein et le porte-bagage. Et ça marche! (ça tiendra sans souci jusqu’au magasin d’Exmouth qui a la pièce en stock). Elle ne veut pas qu’on la paye pour le service: « It was fun! ».
Les routes sont maintenant toujours partagées. Elles sont souvent très étroites et bordées de haies (orties) sans bas-côtés. Nous laissons régulièrement passer les voitures qui nous le rendent bien en attendant que nous ayons fini de grimper la côte pour nous croiser… ça peut être long mais ils ne s’impatientent pas (sadiques ?).
Vu le temps, nous nous arrêtons peu après Exmouth, à nouveau dans un camping, Ladram Bay Holiday Park quelque chose qui au total fait 5 étoiles…, en fait un immense camping en escaliers face à la mer (probablement le camping du bled voisin était-il plus sympa). On nous propose un emplacement « very tiny » à prix réduit, en fait d’une taille bien suffisante pour caser la tente, le tarp et les vélos, et abrité du vent, parfait. En fait de mer, c’est à peine si on entrevoit quelques crêtes d’écume, tout le paysage est noyé dans les nuages et la bruine… Demain, peut-être?

Jeudi, ben pourquoi changer les habitudes… il pleut… les affaires sont détrempées mais notre moral est plutôt bon. Ce soir s’il pleut encore on fait un B&B et basta.
Finalement, il ne pleut que par intermittence. Nous enchainons de très grosses côtes, plusieurs fois le pied à terre et voyons de beaux paysages qui manquent du petit rayon de soleil pour que la photo soit parfaite. Les églises que nous visitons ont toutes un coin jeu pour les enfants par contre aucun cierge. Le sol détrempé, les terrains en pente et les nuages noires ne motivent pas pour le camping sauvage. Après une journée type montagne, plus de 1300 mètres de dénivelés positif (s’il vous plait) nous nous posons dans un camping à moitié à la ferme avec une ambiance familiale sympa. Le tarp est ressorti pour la dernière pluie de la journée.
Vendredi, réveil sous…le soleil. Je m’empresse de faire de la lessive plus grand chose de propre. Pascal change les plaquettes de frein de mon vélo qui sont déjà usées (elles étaient neuves au départ). En retendant la chaine de son vélo, l’écrou de sa roue arrière foire (dixit Pascal). Il fera un aller retour au bled voisin (18 kilomètres et le denivelé qui va avec) pour trouver la pièce… On partira juste avant midi, mon linge est sec malgré deux averses :). Nous nous arrêtons dans un magasin à la ferme, après avoir attendu la « caissière », nous nous rendons compte qu’il faut écrire sur un papier ce qui a été pris puis après une addition mettre l’argent et prendre la monnaie dans une caisse bien dotée ! Petite journée au final qui se termine dans un pub derrière le terrain ou nous avons monté la tente. Devant une pinte nous comptons les jours et arrivons à la conclusion qu’aller jusqu’à Portsmouth risque d’être un peu juste. Nous ferons une grosse journée demain (si le vélo de Pascal tient le coup (sa dynamo avant claque à chaque tour de roue et les jantes sont fendues par endroit… je sais quel est son prochain cadeau ;)) et ferons le point de nouveau à Pool. Normalement, beau temps toute la journée demain… wait and see.

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mercredi 2 août – Topsham

2 août 2017

Nous venons de manger dans un petit café chauffé et à l’abri de la pluie avec une très bonne connexion internet, ce qui permet d’envoyer toutes les  nouvelles photos. Nous avons oublié de préciser que tous les anglais portent des bottes : petits, grands, vieux ou ados… Hier pour la première fois nous avons vu des tongs mais aujourd’hui les bottes sont de retour, j’espère que c’est le dernier jour, les tongs sont plus sympas 😉

Bonne journée,

Plymouth – Okehampton

2 août 2017

 

Au choix :
Un croisement hasardeux de zèbre et pie noire
Une vache modifiée pour que les traits de découpe soient bien marqués
Une vache déguisée en zèbre trop faignante pour faire plein de rayures et qui s’est contenté d’un gros trait…
A vous…

Lundi, après une nuit bien rentabilisée sur le ferry (linge lavé et sec, batteries rechargées, nuit sous une couette) nous débarquons à Plymouth sous le soleil à 6h30 heure locale (7h30 en France). La sortie de Plymouth est bien balisée. Nous roulons ensuite toute la matinée sur des pistes aménagées (enfin, plus ou moins, selon les endroits). Puis des petites routes de campagne après Tavistock. Nous sommes entourés de nuages noirs, la route est trempée mais au dessus de nous c’est du soleil et nous passons entre les gouttes. Ca grimpe mais moins que je ne le craignais, en tous les cas j’arrive à monter sans poser pied à terre. Par contre il faut rouler à GAUCHE ! dès qu’il y a un croisement ou un rond point ça turbine pour ne pas se tromper. Nous retrouvons des types de panneau de notre autre balade en Angleterre, les magasins sont tous ouverts alors que nous sommes dimanche, c’est étonnant. Les Anglais sont vraiment sympas et nous avons le vent dans le dos 🙂 je crois que j’aurais sacrément râlé s’il avait fait demi-tour le temps que nous traversions la Manche. Nos arrivons dans les hauteurs du Dartmoor, bocage, landes et crêtes de granit, les paysages sont très beaux. Le soir les nuages noirs nous on rattrapés… Au camping de Lydford, l’averse s’abat sur la tente et le tarp que nous avons à peine eu le temps de monter. Elle durera jusqu’à la nuit. Nos voisins anglais viennent nous proposer une tasse de thé sous leur tente (je crois que nous leur faisons pitié. Pascal est pieds nus pour sauver ses chaussures, il y a tellement d’eau sur l’herbe qu’elle passe par dessus la semelle !). Nous finissons par déplacer la tente sur la promenade pour les chiens qui ressemble moins à une piscine. Douche bienvenue dans des sanitaires chauffés !

Mardi, réveil sous le soleil, Bon Anniversaire Maman. Top, nous faisons tout sécher et partons visiter le château et l’église du village. Cela se finira sous la pluie : c’est reparti pour un tour. Les nuages alterneront entre le blanc (sans pluie) et le noir (avec pluie) toute la journée, Pascal garde ses guêtres mais rien n’y fait. Jusqu’à Okehampton nous suivons une ancienne voie ferrée qui traverse encore de jolis endroits. Ensuite l’itinéraire suit une route fréquentée alors qu’il s’est remis à pleuvoir, ce n’est vraiment pas agréable. Si les Anglais sont très respectueux et prudents sur les petites routes, sur celles plus larges ils roulent très vite. Demain nous quittons le Devon que nous aurons vu dans des conditions finaleent assez normales pour un mois d’octobre (Pascal fait revenir des champignons ramassés sur la route ce soir…). Mais c’est très beau, les gens ont l’air de s’y trouver bien, contrairement au souvenir que nous avons de la côte au sud-est de Londres dans l’ensemble plus triste et moins entretenue.

 

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Tréguier – Roscoff

2 août 2017

Mercredi, nuit sur l’île Grande dans le camping municipal à l’abri des coups de vent. Nous y croisons Jérôme de CK/mer.

Jeudi 27 juillet, je veux dormir à Saint-Jean-du-Doigt pour fêter l’anniversaire de Pascal (sans doute un vague souvenir d’une chanson de Thomas Fersen). Un peu avant le village, nous trouvons une pâture délaissée par les vaches que nous pensons bien abritée du vent. Pascal va pouvoir souffler la bougie de ses 49 ans. Finalement on n’est pas si bien abrité, le plus dur était de l’allumer. Allez, une de plus. Il fait frais, vite sous la tente.

Vendredi, nous passons par Saint-Jean-du-Doigt et je ne suis vraiment pas déçue par l’église qui a des vitraux absolument magnifiques, ils méritent le dénivelé supplémentaire et on peut dire qu’on n’en manque pas (les cyclistes en électrique sont intelligents !). Le vent est toujours de face mais… on avance. Après une grosse côte (15%) sans mettre pied à terre, Léo ton père pourra témoigner, nous croisons cette fois Brigitte (IRSTEA) et Henri. La Bretagne est toute petite finalement.

Samedi, bivouac entre un champ de maïs et une haie d’arbre qui borde l’estuaire de l’Eon. Le vent est redoutable et la pluie toujours menaçante. Demain nous serons à Roscoff pour prendre le bateau du soir.

Dimanche, route vers Roscoff, nous passons par Saint-Pol-de-Léon qui est en fête… Ambiance sinistre, les rues sont grises, mouillées et ventées. Quelques personnes déambulent devant les stands sans s’arrêter. Nous passons aussi. Il commence à pleuvoir peu avant Roscoff (la pluie ne s’interrompra pas avant le soir). Les hirondelles volent si bas qu’elles manquent de s’ouvrir le ventre sur le bitume. La journée se passe entre pizzeria, bar, salon de thé et crêperie en attendant 23 heures l’heure du départ du bateau. Quoiqu’il arrive il ne pourra que faire plus beau en Angleterre.

 

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25 juillet 2017 Vezin – Tréguier

26 juillet 2017

Baie de Saint Brieuc

C’est reparti 🙂

Pascal et moi repartons pour une balade de 5 semaines… et 4 roues seulement. Léo et Lila restent pour l’un dans une maison vide et le permis en poche et l’autre avec son cheval à Mérignac. La balade se passant cet été et non pendant l’année scolaire… le choix a été vite fait.

Jeudi matin nous sommes partis accompagnés de Claire et Lila pour la journée et la nuit. Léo est content il aura la maison pour lui seul vendredi soir comme prévu. Départ comme prévu donc jeudi à… 16 heures (sans commentaire).

Après une trentaine de kilomètres super sympas, on plante la tente dans un champ qui vient d’être moissonné (il ne reste que quelques rangs), nous ne trouvons pas le propriétaire mais la botteuse brûlée le long du champ devrait garantir qu’il ne revienne pas le finir de suite. Apéro et montage de tente. Claire est très attentive au sol, la pente, les lignes haute tension, les chiens qui aboient, et loin de moi (il parait que je ronfle, c’est cela oui…). Dodo assez rapidement, il commence à faire froid et Pascal et moi avons eu des nuits courtes ces derniers jours.

Vendredi matin nous quittons Claire et Lila qui font demi tour après un bon petit déjeuner. Lila a un concours hippique le lendemain, elles ne peuvent pas continuer avec nous. Gros serrement au cœur pour moi de les quitter, heureusement je suis avec Pascal sinon j’aurais fait demi tour sur le champ avec elles. Claire, ta salade était juste parfaite et tellement bonne, à ceux qui veulent des idées de salade il faut la contacter. Le dénivelé commence, je suis contente d’avoir un nouveau vélo avec vitesses dans le moyeu, ça change la vie. Dans une belle descente, Pascal me dit attention à gauche, je freine et un chevreuil déboule à fond de train et saute juste devant nous en travers de la route. On est à l’arrêt et de chaque côté de nous dans un champ un chevreuil qui s’enfuit en faisant des sauts de cabri (je crois pas qu’on dise saut de chevreuil). En gros ça faisait zdoïng, zdoïng, zdoïng, tel un ressort se carapatant à toute vitesse. (Sylvie, je crois que j’ai compris la surprise de Merryl et l’impossibilité d’anticiper).

Nous plantons la tente dans un champ à l’abri du vent qui souffle vraiment fort. Cette fois nous avons trouvé l’agriculteur qui nous l’a indiqué à la place de celui que nous avions repéré et effectivement beaucoup moins bien exposé.

Pascal ayant une « alerte » sur son dos, je monte le campement (magnifique) et lui fais ses lacets (je vous le dis ça ne va pas durer).

On se couche vers 20 heures, et le déluge commence. On est tellement bien sous sa tente au chaud dans son duvet avec un presque bon oreiller et un livre bien entendu. La vie est vraiment belle.

Samedi, réveil parfait pour moi j’ai dormi comme un loir. Pascal qui s’était endormi après deux lignes de son article a passé la nuit à glisser et essayer de contourner LA bosse qui se trouvait sous lui. Dommage, ça ne va pas arranger son dos. Nous prévenons les Berrod que nous serons chez eux dans la soirée. Journée avec beaucoup, beaucoup de dénivelés et un magnifique orage. C’est assez agaçant, tu freines dans la descente tellement ça va vite et tu sais qu’ensuite tu va en baver pour faire un mètre… Arrivée à Binic comme prévu avec une dernière pente qui fait réellement regretter de ne pas avoir choisi un vélo électrique et soirée avec la famille Berrod et une pizza au mètre (bonne !). Nous passons une excellente nuit avec un vrai oreiller (Anne contente).

Dimanche, départ après les croissants… à midi… Après notre première montée la pluie arrive, on l’aura toute la journée, molle mais agaçante. La salade de Delphine est parfaitement assaisonnée, cardamone et ??? merci Delphine. On arrive en fin d’après midi à Plouezec chez Guy et Catherine sous la pluie 🙂 et on retrouve des oreillers la vie est vraiment parfaite.

Lundi, la météo annonce des bons coups de vent de face pour nous. Guy nous propose de rester et d’aller au nouveau musée de Ploubazlanec dans la journée. Des anciens de l’auberge viennent manger ce soir, je n’hésite pas longtemps, pas du tout en vrai. Ce sera journée balade, visite avec Guy et Catherine et une bonne soirée qui se termine sur un douillet oreiller ;).

Mardi, départ pour continuer la balade. Les conditions météo sont plutôt bonnes et peu de vent. Nous prenons l’apéro en face de l’église de Tréguier. J’ai déposé un cierge pour Figaro (le chat de Guy et Catherine qui est mal en point) j’espère que cela aidera à percer l’abcès… bon appétit 🙂

Nous trouvons un petit coin de paradis le long de l’ancienne voie ferrée et après avoir mangé nous sommes rejoints par deux cyclotouristes et leur chien. Ils sont polis et demandent s’ils peuvent s’installer à côté de nous, le champ est grand ils sont les bienvenus… par contre je ne comprends pas pourquoi ils posent leurs affaires et leur tente à 1 mètre de la nôtre. Du coup on part faire un « petit » tour avec Pascal et de raccourci en raccourci je vois Monsieur Mallard froncer bouche et sourcils et le soleil se coucher… on est arrivé juste avant la nuit mais bien entendu nous n’avons jamais absolument jamais été perdus 😉 [note de PM: je confirme].

Les photos arrivent dès qu’on trouve une Connexion digne de ce nom (clin d’œil aux enfants).

Les photos sont enfin